4 mai 2017
Hockey collégial
Positif, le mot à retenir pour les Lauréats
Par: Maxime Prévost Durand
À leur première saison dans la ligue collégiale, les Lauréats ont terminé au 7e rang.  Photothèque | Le Courrier ©

À leur première saison dans la ligue collégiale, les Lauréats ont terminé au 7e rang. Photothèque | Le Courrier ©

Les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe en ont surpris plus d’un en début de saison lorsqu’ils ont remporté leurs cinq premiers matchs, alors qu’ils intégraient la ligue de hockey collégiale du RSEQ. L’équipe a finalement terminé au 7e rang, en plus d’atteindre les quarts de finale en séries. L’organisation n’y voit que du positif dans le cadre du bilan de cette première saison.

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Dans une rencontre avec LE COURRIER au cours des dernières semaines, l’entraîneur-chef Louis-Philippe Blanchet a affiché une grande fierté à l’égard de l’équipe qu’il a dirigée cet hiver. « C’est positif sur plusieurs aspects, dont notre fiche en saison régulière. Dans nos scénarios les plus optimistes, on espérait jouer pour .500, peut-être un peu au-dessus, et on a finalement enregistré 19 victoires (en 36 matchs). On a réussi à compétitionner à chaque match. Jamais on n’a eu l’air d’une équipe qui n’était pas dans la bonne classe. »

Même si les joueurs provenaient de différents programmes, d’un peu partout en province, ils ont rapidement réussi à former une unité, une famille. « C’est la plus belle chimie d’équipe que j’ai eue depuis que je suis entraîneur, reconnaît Blanchet. Ça explique les succès qu’on a connus. »

Sur une note individuelle, plusieurs joueurs des Lauréats se sont illustrés et se sont faufilés parmi les meneurs offensifs de la ligue. Simon Gravel a trôné au sommet des buteurs de la formation maskoutaine, pointant au 5e rang à ce chapitre dans la ligue. Les frères Samuel et Olivier Guertin, Vincent Marleau et Pier-Alexandre Lagrange se sont aussi bien positionnés au classement des joueurs. « On a dû être parmi les équipes avec le plus de profondeur à l’attaque », estime l’entraîneur.

Les Antoine Palardy, Simon Gravel, Olivier Guertin et William Bordeleau font partie des joueurs qui reviendront assurément au sein de la formation maskoutaine. « C’est le noyau autour duquel on veut bâtir », souligne-t-il.

Du côté du cégep, qui voyait son intégration à la ligue collégiale comme une façon d’offrir un service collé à ses valeurs, on se réjouit du succès remporté par l’équipe.

« Puisque nous devions bâtir une équipe, nous souhaitions qu’elle soit en mesure de rivaliser à notre deuxième ou troisième saison, indique Alexandre L’Écuyer, régisseur aux sports au cégep. Dès notre première année, nous avons surpris l’ensemble de la ligue en présentant une équipe aussi talentueuse. Avoir terminé aussi haut dans le classement est au-delà de nos attentes. »

Le seul point négatif, ce sont les assistances désolantes lors des matchs locaux, au Stade L.-P.-Gaucher. Outre le match d’ouverture et ceux en séries éliminatoires, les Lauréats n’ont pas réussi à attirer les amateurs. « Il est certain que nous souhaitons attirer le plus de spectateurs possible. […] Au football, nous avons doublé notre assistance au fil des ans grâce à nos bonnes performances. Nous croyons que le phénomène pourrait bien se reproduire avec l’équipe de hockey », poursuit M. L’Écuyer.

Si on souhaite accentuer le sentiment d’appartenance face à l’équipe de la part des Maskoutains, on espère également que les joueurs de la région choisiront de poursuivre leur carrière avec la formation.

« On aimerait bâtir l’équipe avec des joueurs de la région. Les Gaulois, c’est ma priorité, affirme Louis-Philippe Blanchet. On espère attirer le plus de joueurs possible, mais on ne peut pas les obliger à venir jouer avec nous. Il y a des joueurs qui choisissent des programmes d’études qui ne sont pas offerts ici, d’autres qui préfèrent le junior AAA, mais c’est certain qu’on veut créer un sentiment d’appartenance. »

En prévision de la prochaine saison, les Lauréats ont tenu au cours des dernières semaines la première étape de sélection avec la présentation du camp printanier. Il s’agissait d’une première opportunité pour les entraîneurs de voir à l’œuvre la relève de l’équipe.

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