27 août 2015
Déménagement forcé
ProCheer freiné dans son élan
Par: Maxime Prévost Durand
Le club de cheerleading de Saint-Hyacinthe, ProCheer, devra déménager ses pénates à l’école Casavant à partir de l’automne. Photo Courtoisie

Le club de cheerleading de Saint-Hyacinthe, ProCheer, devra déménager ses pénates à l’école Casavant à partir de l’automne. Photo Courtoisie

Dès l’automne, le club de cheerleading de Saint-Hyacinthe, ProCheer, ainsi que ­plusieurs autres organismes de loisirs ­seront affectés par des modifications dans la disponibilité des locaux de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, mis à la disposition de la Ville. Pour ­ProCheer, ces changements se traduiront par un déménagement, lui qui passera de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme à l’école Casavant (Centre de formation des Maskoutains à partir de l’automne), une décision qui ne fait pas le bonheur de l’organisme.

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Selon Jessika Gardner, directrice générale de ProCheer, les locaux qui lui sont offerts pour la pratique de ses activités à l’école Casavant ne sont pas appropriés pour ses besoins. « Ce n’est pas assez grand comme local », dit-elle.

Dans le gymnase de Casavant, deux ­planchers, l’un de sept lignes et un autre de cinq lignes, peuvent être installés, alors que la Fédération de cheerleading du Québec exige des planchers de neuf lignes lors de compétitions.

De plus, aucun tapis séparateur comme on en voit dans les gymnases double n’est installé pour permettre la tenue de deux cours à la fois. « C’est impossible d’avoir deux cours en simultané sans un tapis pour séparer les deux planchers. Avec deux ­musiques qui jouent en même temps, ce serait difficile pour les athlètes de suivre le rythme et ça pourrait même être dangereux », estime Mme Gardner. Pour se munir d’un tapis séparateur, le club devrait débourser de sa poche environ 20 000 $.

Du côté de la Ville, on a suggéré au club de s’installer dans la cafétéria de l’établissement scolaire afin d’ajouter un autre ­plancher. « Ils nous disent que les plafonds sont assez haut, mais à certains endroits, il y a des poutres qui réduisent la hauteur du plafond à seulement 9 ou 10 pieds. Pour que ce soit sécuritaire, les plafonds doivent être d’une hauteur de 15 pieds selon les ­règlements de la fédération. Si un accident survenait, je ne serais pas assurée par la ­fédération », poursuit la DG de ProCheer.

Dans les conditions prévues pour la ­prochaine saison, Jessika Gardner ne voit d’autres choix que de tenir un seul cours à la fois, tandis que du côté de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme, il était possible d’en tenir trois en même temps de façon sécuritaire, soit deux dans le gymnase et un dans la palestre.

L’espace de rangement serait lui aussi considérablement réduit avec le déménagement. On craint même chez ProCheer de devoir vendre du matériel qui ne pourra pas être entreposé dans l’espace qui lui est ­réservé.

Davantage d’activités parascolaires

Si le club ProCheer doit déménager, c’est en raison d’une plus grande offre d’activités parascolaires en soirée et les week-ends, nous explique-t-on du côté de la Ville. Ainsi, les locaux ne seraient disponibles qu’à ­partir de 19 h les soirs de semaine, plutôt que 18 h auparavant, et la disponibilité des gymnases sera réduite les fins de semaine en raison des différents tournois qui y sont tenus.

À la Ville, on justifie notamment le choix de l’école Casavant pour accueillir ­ProCheer en raison de la grande disponibilité des locaux. « Avec les organismes de ­loisir, il y a un défi au niveau de la gestion des horaires des locaux qui sont disponibles pour eux, reconnait Brigitte Massé, directrice des Communications. ProCheer a besoin de 40 heures par semaine, un ­besoin particulier à eux. Puisque l’école Casavant sera dorénavant l’école dédiée à la formation aux adultes, les cours finissent plus tôt, ce qui permet au club de commencer ses activités plus tôt. »

Les autorités municipales estiment que la meilleure solution passe par Casavant.

« Nous pensons avoir trouvé un bon ­compromis, de poursuivre Mme Massé. Le club nous a signifié ses attentes. Est-ce ­possible de les combler toutes? Certainement que non. Mais les Loisirs ont mis beaucoup d’énergie pour trouver les ­meilleurs compromis. »

Bien qu’elle reconnaisse les efforts faits par la Ville pour son organisme, Jessika Gardner envisage tout de même un impact négatif sur son club à la suite du déménagement, jugeant que le nombre d’équipes – il y en avait 13 la saison dernière – serait appelé à diminuer compte tenu des restrictions imposées par les plateaux. Le club comptait 194 athlètes la saison dernière.

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