16 juin 2016
Projection spectaculaire
Par: Martin Bourassa
Projection spectaculaire

Projection spectaculaire

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Si vous avez raté la publication du cahier souvenir que nous avons réalisé pour souligner les 10 ans du Centre des arts Juliette-Lassonde, nous vous invitons à vous en procurer une copie sans tarder. Vous y verrez 16 pages de bonheur, de satisfaction et surtout de fierté purement maskoutaine.

Les partenaires et les artisans de la première heure se félicitent encore d’avoir cru au projet et d’y avoir contribué humainement ou financièrement. Les messages des annonceurs sont éloquents, les bravos et les félicitations fusant de toutes parts. Sur les photos de la soirée, que des sourires également.

Le thème de cet anniversaire « 10 années spectaculaires » résumait bien ce qu’a été cette aventure collective pour doter Saint-Hyacinthe d’un équipement culturel de première qualité. Le bilan de la première décennie est tout aussi spectaculaire avec ses quelque 1,3 M de visiteurs accueillis, toutes activités confondues, et ses retombées directes moyennes de 4,8 M$ et indirectes moyennes de 7,7 M$ par an.

Ce qui retient aussi l’attention dans ce cahier ce sont les confidences des trois piliers du Centre des arts que sont André H. Gagnon, France Guilmain et Pierre Solis. Le premier confie qu’il aurait rêvé d’une salle plus grande et se dit persuadé que le meilleur est encore à venir. La seconde confesse que la croissance d’achalandage avait été sous-estimée et qu’il a fallu corriger le tir en cours de route. Enfin, le président Solis a dit regretter que cette salle n’ait pas pu voir le jour 10 ans plus tôt.

On termine la lecture de ce cahier et on se surprend à penser au cahier spécial que nous pourrons lire en 2028 pour souligner les 10 ans du centre des congrès de Saint-Hyacinthe. Ce cahier aura-t-il 12, 24 ou 36 pages? Les sourires et les marques d’appréciations des artisans et partenaires seront-ils aussi éloquents?

La satisfaction, le bonheur et la fierté seront-ils au rendez-vous? C’est évidemment le bonheur que nous nous souhaitons puisque le pari est beaucoup plus coûteux, audacieux et risqué qu’avec la construction d’un centre des arts.

Sans présumer de ce qui s’écrira dans 10 ans sur le centre de congrès, il semble déjà assuré que personne ne pourra déplorer son manque d’envergure et de faste. On sera cependant à même de vérifier si la fréquentation et la rentabilité auront été sous-estimées et si les Maskoutains seront heureux de rendre hommage à l’audace du maire Corbeil et de Marc Bibeau. Encore une fois, c’est le bonheur que nous nous souhaitons.

Mais pour l’instant, nous sommes à même de constater une différence fondamentale entre le projet du centre des arts et celui du centre de congrès : l’implication.

Pour assurer la concrétisation du Centre des arts, on avait cru bon d’impliquer la communauté dans sa réalisation. La campagne de financement supportée par le couple Gagnon avait permis d’amasser 2,4 M$. Le projet avait donc une identité, une couleur, une chaleur, une personnalité, une incarnation qui lui était propre et dont manque cruellement, à ce stade-ci, le projet de centre de congrès. La seule chose dont il ne semble pas dépourvu, c’est d’argent pour payer les factures.

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