29 novembre 2012
Prolonger la mission des Soeurs de la Charité
Par: Martin Bourassa

La nouvelle n’a pas fait grand bruit à l’extérieur de Saint-Hyacinthe, mais elle n’en est pas moins spectaculaire et digne de mention. Je parle bien entendu du plus récent don des Soeurs de la Charité à la communauté maskoutaine.

En cédant la Maison Marguerite-d’Youville à la Fondation Denis-Chartier au bénéfice des résidants et des malades du centre d’hébergement Marie-Luce-Labossière, la communauté religieuse assure du même coup la pérennité de sa mission d’entraide et de bons soins à Saint-Hyacinthe.Ce geste du coeur est tout à l’honneur de cette congrégation religieuse et profitera à l’ensemble de la collectivité maskoutaine dans la mesure où il permettra à la Maison Marie-Luce-Labossière d’y consolider ses activités s’adressant principalement à une clientèle malade ou souffrant de cancer. Même si elles n’ont sans doute pas complété la transaction la plus profitable pour elles financièrement, les Soeurs de la Charité ont opté pour la décision la plus conforme à leur mission et à leurs valeurs : celles du coeur, de la générosité et du don de soi pour les autres, sans rien attendre en retour.Elles méritent toute notre reconnaissance et considération. Et pas uniquement pour ce geste envers la Fondation Denis-Chartier. Mais pour tous les autres dons, petits et grands, qu’elles posent régulièrement dans l’ombre et loin du regard des médias.Saint-Hyacinthe peut certes s’enorgueillir de pouvoir compter sur leur générosité et celle de toutes les autres congrégations enracinées à Saint-Hyacinthe.Ces différentes communautés ont façonné notre ville et contribué à son évolution.Même si elles n’ont plus le panache et l’influence d’antan, elles contribuent encore de belle façon à son dynamisme. L’entente conclue avec la Fondation en est une preuve éloquente et espérons qu’elle servira de référence à d’autres legs du genre au cours des prochaines années. Je préfère de loin voir une congrégation céder dans la joie une résidence à une fondation plutôt que voir une congrégation être forcée de vendre ses actifs sous la pression d’une coûteuse mise aux normes imposée par Québec.

M.B.

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