15 août 2019
Protéger la Yamaska sans faire de vagues
Par: Rémi Léonard

Rémi Gauvin, technicien en environnement à la Ville de Saint-Hyacinthe, David Bousquet, conseiller municipal et responsable du dossier de l’environnement, Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe, Salima Hachachena, directrice du service de l’urbanisme, et le policier Mario Côté au moment de lancer la campagne de sensibilisation « Pas de vagues sur nos berges ». Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les actions qui contribuent à fragiliser l’écosystème de la Yamaska ne sont pas toutes spectaculaires, mais elles méritent néanmoins qu’on s’y attarde. Un exemple? La pratique de la planche nautique, ou wakeboard.

publicité

Les vagues « surdimensionnées » créées par les bateaux utilisés pour ce type d’activité provoquent en effet l’érosion des berges lorsqu’elles se brisent sur les rives, a informé la Ville de Saint-Hyacinthe, qui a lancé en juillet une campagne de sensibilisation pour limiter cette pratique.

Les plaisanciers ont sans doute remarqué les affiches « Pas de vagues sur nos berges » installées depuis puisque de nombreux riverains s’en sont procurées auprès de la Ville afin de dissuader les adeptes de wakeboard. C’est en effet leurs terrains qui se retrouvent à subir l’érosion causée par les vagues trop souvent fortes puisque la Yamaska n’est pas très large à plusieurs endroits. La sécurité et la tranquillité des plaisanciers sont aussi mises à mal par les vagues et le bruit de cette activité nautique, en plus de la qualité de l’eau.

Pour appuyer cette campagne, qui s’étend d’ailleurs en amont à Saint-Damase et à Saint-Pie, la Ville de Saint-Hyacinthe a également installé des affiches plus grandes près des accès à la Yamaska, en plus de quatre bouées sur la rivière.

Les adeptes du wakeboard devront donc se rabattre sur des lacs de grandes envergures, plus propices à cette activité. Même chez nos voisins en bordure de la rivière Richelieu, pourtant beaucoup plus large que la Yamaska, cette activité n’est pas non plus la bienvenue d’après une requête déposée par leurs élus auprès du Bureau de la sécurité nautique du Canada.

image