18 avril 2013
Protéger l’environnement en achetant chez nous
Par: Le Courrier
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La protection de l’environnement commence par des actions simples. Prenons comme exemple l’alimentation. Il faut manger pour vivre, c’est une exigence absolue. Cependant, nous avons encore le choix d’acheter local.

– Notre pouvoir d’achat peut-il diminuer notre empreinte environnementale? – En hiver, doit-on acheter des tomates locales de serres ou importées? – Sachant que le développement durable implique aussi l’aspect humain, doit-on encourager l’agriculteur local et participer à l’essor de la région ou l’agriculteur mexicain qui n’a pas d’assurance-emploi? La réponse n’est pas simple. Voici quelques pistes de réflexion.  Si nous achetons des produits du Québec, nous diminuons la distance que ces produits parcourent jusqu’à notre assiette, donc la production de gaz à effet de serre due au transport. Par contre, si nous choisissons nos aliments seulement en fonction du prix, nous achetons souvent des aliments qui proviennent de pays où le contrôle de la qualité n’est pas aussi développé qu’au Canada. Certains pays n’ont pas des normes, des règles et des techniques de production aussi développées qu’ici concernant l’utilisation de pesticides, de fertilisants, de fumiers, de boues d’usine d’épuration et de compost. Dans le cas des produits biologiques, la surveillance de la production est encore plus exigeante. Les producteurs qui veulent que leurs produits soient certifiés biologiques doivent suivre un cahier de charges qui prescrit les règles de production, les traitements appliqués au sol et aux cultures. Au Québec, il existe des organismes qui accordent la certification et exercent la surveillance des productions biologiques. Chaque fois que c’est possible, achetons régional et même local. Nous avons l’avantage, à Saint-Hyacinthe, de bénéficier de points de vente dont le Marché-centre où les producteurs de la région viennent nous offrir leurs produits fraîchement récoltés. Acheter leurs fruits et légumes contribue à dynamiser l’économie de notre région et par conséquent, à créer des emplois. Vous pouvez aussi utiliser le programme d’Équiterre : l’agriculture soutenue par la communauté (ASC). Ce programme qui existe depuis quelques années jumelle les producteurs biologiques avec les consommateurs qui reçoivent un panier de légumes biologiques chaque semaine durant toute la saison de production. Mais la production locale par excellence, c’est celle que vous faites vous-même, en produisant sur votre terrain, dans un jardinet, dans une plate-bande ou encore dans un jardin communautaire. Souhaitons que nos villes mettent plus de terrains à la disposition des citoyens pour leur permettre de produire leurs propres légumes. À Drummondville, un couple a été autorisé à produire sur le terrain en façade de son lieu de résidence. Un exemple à suivre! À Saint-Hyacinthe, il n’y a pas de restriction à cet effet.

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