23 janvier 2020
Florence Langevin dévoile son premier livre Tout est possible
Quand écrire fait du bien
Par: Maxime Prévost Durand

Florence Langevin (au centre) a surpris sa famille à Noël en leur dévoilant son premier livre, Tout est possible. Photo gracieuseté

Chaque jour, pendant près d’un an, Florence Langevin s’est assise pour écrire. Même les jours où l’inspiration la fuyait. Au fil des séances, elle s’est découvert un grand intérêt pour les mots et un goût de raconter. Sans trop le savoir, elle était en train d’écrire son premier livre, un roman pour adolescents et jeunes adultes qu’elle a intitulé Tout est possible.

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La jeune femme de 24 ans, native de Sainte-Julie, a toujours eu une âme d’artiste. Mais c’est surtout à travers la musique qu’elle la laissait parler. Elle travaille d’ailleurs à l’école de musique Avant Scène, au centre-ville de Saint-Hyacinthe, depuis près de sept ans, comme professeure de chant et de guitare. Jamais elle n’aurait pensé écrire un livre. Et pourtant, elle peut maintenant le tenir entre ses mains.

Si elle s’est mise à l’écriture, c’est surtout pour apaiser son anxiété. On lui avait dit que ça pourrait l’aider. Et ça a fonctionné.

« Ça m’a vraiment beaucoup aidé. Ça m’a permis d’avoir une certaine routine. Comme je travaille le soir, ça me faisait quelque chose à faire chaque jour lorsque je me levais », raconte Florence, dans un entretien avec LE COURRIER

Le matin, elle prenait donc le temps « d’écrire juste pour écrire ». Les mêmes personnages revenaient toujours, avec des épreuves différentes à affronter. « Sans m’en rendre compte, quelques semaines plus tard, j’avais quasiment un livre. J’ai tout mis ensemble et j’ai ajouté certains trucs pour faire une histoire », soutient-elle.

Cette histoire, c’est celle de Gabriel, un adolescent qui entame sa dernière année au secondaire. Il y a les premiers amours, les cours de conduite et le travail, en plus de l’école et de sa bête noire que sont les cours de maths. Puis, il y aura la demande d’admission au cégep et, bien sûr, le bal.

La thématique LGBTQ est au cœur de ce premier roman, alors que certains personnages traversent des périodes de questionnement identitaire. Une réalité très près de Florence, elle-même lesbienne.

« Je me suis inspirée de ma vie en général et de trucs que j’ai vécus quand j’étais ado », affirme-t-elle, en toute authenticité. Elle dit s’être également inspirée d’une de ses élèves de musique, qui s’était confiée à elle alors qu’elle était en recherche identitaire.

Autant écrire lui a fait du bien, elle espère que son livre fera aussi du bien à ceux qui le liront. « Quand j’étais plus jeune et que je me cherchais, j’aurais vraiment aimé lire un livre comme ça », dit-elle.

Une surprise

Ce projet de livre, Florence l’a gardé secret durant tout le processus. Seules quelques personnes étaient au courant, dont sa copine.

« Je ne voulais pas le dire pour ne pas avoir de pression. Je voulais garder ça pour moi et ne pas avoir d’attente. Si ça donnait quelque chose au bout, tant mieux, et si ça m’aidait seulement pour mon anxiété, c’était tant mieux aussi. »

Elle a attendu Noël pour dévoiler la surprise à ses parents, avec les copies fraîchement imprimées de Tout est possible, qu’elle a édité elle-même. « Ils ont beaucoup pleuré », affirme-t-elle.

Florence aussi a versé des larmes lorsqu’elle a eu les premières copies de son livre. Même si elle n’est pas publiée par une maison d’édition reconnue, elle s’est assurée de bien faire les choses, que ce soit pour l’étape de la correction ou pour tout le côté graphisme et impression. « C’est une des choses dont je suis le plus fière à présent. »

Voyant les bienfaits que cela lui a apportés, elle compte poursuivre cette routine d’écriture dans les prochains mois. Et peut-être bien qu’un autre livre en ressortira. Ou pas. Dans les deux cas, elle sera satisfaite.

Pour se procurer Tout est possible, on visite le www.florencelangevin.com. Des copies devraient également être disponibles à l’école de musique Avant Scène.

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