25 janvier 2018
Court-métrage
Quand Star Wars rencontre Shakespeare
Par: Maxime Prévost Durand
Un Stormtrooper se questionne sur son existence avec la narration du monologue d’Hamlet, de Shakespeare. Photo Courtoisie

Un Stormtrooper se questionne sur son existence avec la narration du monologue d’Hamlet, de Shakespeare. Photo Courtoisie

Maxime-Claude L’Écuyer présente son 6e court-métrage avec Squad Leader TD-7328 Soliloquy. Photo Martin Legault

Maxime-Claude L’Écuyer présente son 6e court-métrage avec Squad Leader TD-7328 Soliloquy. Photo Martin Legault

Un Stormtrooper, soldat de l’Empire galactique dans Star Wars, n’a pas d’émotions. C’est une machine formée pour massacrer toute forme de résistance. Mais dans le nouveau court-métrage du Maskoutain Maxime-Claude L’Écuyer, il en est autrement alors que l’univers de Star Wars rencontre celui de Shakespeare.

« C’est un film un peu réflexif », affirme d’emblée le réalisateur et producteur, qui propose un 6e court-métrage avec Squad Leader TD-7328 Soliloquy. « On humanise le Stormtrooper, on le fait se questionner sur son existence et sur la condition humaine»
Le film s’ouvre avec la réplique bien connue : « être ou ne pas être, telle est la question ». Tout au long du court-métrage, on suit un Stormtrooper, personnifié par le cosplayer maskoutain David Blouin, à travers la narration du monologue d’Hamlet.
Malgré l’improbable rencontre entre ces deux univers, Squad Leader TD-7328 Soliloquy s’impose avec une ambiance dramatique et poignante. « Tout le monde connaît le “être ou ne pas être”, mais on ne connaît pas toute la portée et la richesse du reste de ce soliloque d’Hamlet », soutient Maxime-Claude L’Écuyer. Celui-ci a d’ailleurs choisi de conserver la version originale, en anglais, pour la narration de son film, proposant simplement des sous-titres en français pour l’accompagner.
Fait cocasse, bien que le court-métrage donne des airs de désert, c’est à Saint-Lazare qu’il a été tourné, en septembre dernier, dans un espace où certaines personnes apprennent à conduire de la machinerie lourde.
En plus de Maxime-Claude L’Écuyer et David Blouin, d’autres Maskoutains ont contribué au projet, soit Martin Messier (mixeur sonore), Jean-Michel Bourgeois (effets visuels), Alexandre Bernard (spécialiste du sable) et Cathy Bazinet (technicienne en gestion de données numériques).
« Le Cannes du court-métrage »
Au cours des prochains jours, Maxime-Claude L’Écuyer et le cosplayer David Blouin s’envoleront pour la France, où sera présenté le court-métrage au marché du film de Clermont-Ferrand le 7 février. « C’est un peu comme le Cannes du court-métrage », s’exclame Maxime-Claude L’Écuyer, fébrile à l’idée de participer à ce festival pour la première fois.
Cela a été rendu possible après que Squad Leader TD-7328 Soliloquy ait été sélectionné dans le cadre de Talent Tout Court : Clermont-Ferrand, une initiative de Téléfilm Canada pour promouvoir le court-métrage canadien à l’extérieur du pays. Des programmateurs de festival de partout dans le monde seront d’ailleurs réunis pour l’occasion.
Maxime-Claude L’Écuyer poursuit parallèlement le travail d’écriture de son premier long-métrage, une fiction inspirée par l’histoire vraie du vol d’un tableau au Musée des beaux-arts, une enquête qui n’a toujours pas été résolue. Il termine également un web-documentaire sur le 305, rue Bellechasse, une ancienne usine Catelli qui accueille aujourd’hui des artistes contemporains.

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