29 octobre 2015
Projet de regroupement
Québec ne se mouillera pas
Par: Benoit Lapierre
Stéphane Bernier, maire de Saint-Louis.

Stéphane Bernier, maire de Saint-Louis.

Les municipalités de Saint-Louis, Saint-Marcel-de-Richelieu et Massueville n’obtiendront pas l’aide de Québec pour la réalisation d’une étude sur un regroupement avec une quatrième ­entité, Saint-Aimé, qui rejette ­catégoriquement tout projet de fusion avec ses voisines.

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Et c’est précisément parce que Saint-­Aimé ne veut rien entendre que le ­ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) a décidé de se tenir à l’écart du projet.

« La municipalité de Saint-Aimé a adopté une résolution le 1er juin 2015 à l’effet qu’elle refusait de participer à une telle étude. Par conséquent, les municipalités ont été informées par la direction régionale du MAMOT que le Ministère ne ­pouvait donner suite à leur demande dans sa forme actuelle puisqu’elle ne ­prenait pas en compte la position de Saint-Aimé », a indiqué Audrey Garon, ­relationniste de presse et conseillère en communication stratégique au MAMOT, en réponse aux questions du COURRIER.Elle a toutefois souligné que le ­Ministère demeurait réceptif à tout projet de regroupement qui pourrait lui être soumis. « Si des municipalités ou des MRC font l’exercice sérieux de se projeter dans l’avenir et expriment le souhait de se regrouper ou de regrouper des services, le Ministère n’y fera pas obstacle et leur ­offrira toute sa collaboration. La ­direction régionale de la Montérégie a donc offert sa collaboration aux municipalités intéressées afin de les éclairer sur le processus devant mener à un projet de regroupement. Il n’est toutefois pas ­question de procéder à des fusions forcées, toutes les municipalités doivent donc y consentir », conclut Mme Garon dans son courriel.Contrairement à Saint-Louis (48,40 km

Elle a toutefois souligné que le ­Ministère demeurait réceptif à tout projet de regroupement qui pourrait lui être soumis. « Si des municipalités ou des MRC font l’exercice sérieux de se projeter dans l’avenir et expriment le souhait de se regrouper ou de regrouper des services, le Ministère n’y fera pas obstacle et leur ­offrira toute sa collaboration. La ­direction régionale de la Montérégie a donc offert sa collaboration aux municipalités intéressées afin de les éclairer sur le processus devant mener à un projet de regroupement. Il n’est toutefois pas ­question de procéder à des fusions forcées, toutes les municipalités doivent donc y consentir », conclut Mme Garon dans son courriel.

Contrairement à Saint-Louis (48,40 km2,782 habitants) et Saint-Marcel (51,35 km2, 538 habitants), qui appartiennent à la MRC des Maskoutains, les municipalités de Saint-Aimé et Massueville se trouvent dans la MRC Pierre De Saurel. Sans la participation de la première, il serait bien difficile à la ­seconde de fusionner avec Saint-Louis et Saint-Marcel, car le petit village de ­Massueville (1,3 km2, 514 habitants) – est complètement encerclé par le vaste territoire de Saint-Aimé (62,43 km2, 505 habitants).En vertu du Programme d’aide financière au regroupement municipal du ­MAMOT, le projet de regroupement à quatre proposé pourrait faire l’objet d’une étude financée à 50 % par le Ministère, jusqu’à concurrence de 10 000 $ dans cette catégorie (somme des budgets des municipalités concernées atteignant au moins 1 million $, mais moins de 10 millions $).

En vertu du Programme d’aide financière au regroupement municipal du ­MAMOT, le projet de regroupement à quatre proposé pourrait faire l’objet d’une étude financée à 50 % par le Ministère, jusqu’à concurrence de 10 000 $ dans cette catégorie (somme des budgets des municipalités concernées atteignant au moins 1 million $, mais moins de 10 millions $).

Pas de réponse

Joint par LE COURRIER, le maire de Saint-Louis, Stéphane Bernier, s’est dit étonné de la position ferme que le ­MAMOT a communiquée au journal.

« Ça me surprend un peu. Nous, nous n’avons encore rien reçu de formel, nous n’avons rien eu par écrit. Écoutez, c’est juste une étude, on ne peut pas dire non à une étude. Logiquement, pourquoi ­refuseraient-ils de financer l’étude? Le ­Ministère nous pousse à faire des regroupements et là, il vire de bord parce que trois municipalités sur quatre veulent une étude? On est 21 élus qui ont dit oui, et sept qui ont dit non », s’interroge le maire ­Bernier.

Mais il certifie que les choses n’en ­resteront pas là. « C’est sûr qu’on va ­revenir à la charge, on va rencontrer les députés, on va faire bouger les choses. On s’est déjà fait dire que si Saint-Louis et Saint-Marcel étaient d’accord, ça y était pour l’étude. Nous, on essaie ­seulement de minimiser les coûts de ­gestion. La mairesse de Saint-Aimé ­(Maria Libert), est totalement fermée à l’idée, mais comment peut-on être fermé à une simple étude? », a ajouté Stéphane Bernier.

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