30 août 2018
Organismes communautaires en défense de droit
Quel sort nous réservent les partis politiques?
Par: Le Courrier

Le 11 juin dernier, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. François Blais, annonçait aux organismes communautaires financés par le programme de promotion des droits une augmentation du soutien annuel de 12,7 %.

Cette augmentation du financement a été accueillie avec soulagement par les organismes. Malheureusement, ces mêmes groupes n’avaient reçu aucune augmentation depuis 2014. Compte tenu l’augmentation du coût de la vie, cette augmentation représente en fait 50 % des sommes nécessaires qui aurait dû être versées. On ne parle pas ici d’amélioration des conditions financières des organismes communautaires en défense de droit, on parle d’appauvrissement, de manque de financement cruel.

En période électorale, nous espérons que les partis politiques annonceront des intentions claires avec un échéancier précis pour rehausser de façon substantielle le financement des organismes communautaires en défense de droit.

Avec la volonté de réduire la taille de l’État, nos gouvernements successifs ont transféré aux organismes communautaires en défense de droit des responsabilités et une somme supplémentaire de travail non négligeable.

Faut-il rappeler que les employés dévoués qui défendent les plus démunis de notre collectivité dans des domaines tels que l’aide sociale, le chômage, le droit au logement, le transport adapté, etc. sont généralement sous-payés, sans programme d’assurance ni fonds de pension faute de financement adéquat.

Michel Gauvin, coordonnateur
Le Collectif d’Action Populaire Richelieu-Yamaska (CAPRY)
Un organisme communautaire en défense de droit des personnes assistées sociales

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