8 décembre 2011
Refaire le passé à Sainte-Madeleine
Par: Martin Bourassa

Ce n’est pas d’hier que les fusions municipales forcées de janvier 2002 font jaser. Tout comme les non-fusions d’ailleurs.

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Ce n’est pas d’hier que les fusions municipales forcées de janvier 2002 font jaser. Tout comme les non-fusions d’ailleurs.

Parmi les grands mystères de la vie, il persiste toujours une aura de mystère autour du secret de la Caramilk et des deux Sainte-Madeleine, village et paroisse, qui ont toujours résisté à la tentation d’un regroupement.Pour s’amuser un peu, imaginons ce qui aurait pu se passer à Sainte-Madeleine si une fusion municipale avait été consommée à l’époque.D’abord, on peut présumer qu’il n’y aurait pas eu d’interminables chicanes au sujet du service des incendies et du partage des factures entre les deux municipalités. Ce dossier a fait couler beaucoup d’encre au cours des dix dernières années. Mais pas autant que le dossier de l’administration municipale de la paroisse de Sainte-Marie-Madeleine avec la saga entourant le congédiement de l’ex-directrice municipale.Plus récemment, la chicane a repris de plus belle entre le village et la paroisse au sujet du service des Loisirs. Encore une fois, le partage des frais entre les deux entités est au coeur d’une bataille de coqs qui risque de ne pas servir les intérêts des enfants.Une fusion municipale aurait certes été moins divertissante et intéressante à couvrir pour les médias qui ont toujours eu de la bonne copie à écrire autour des deux Sainte-Madeleine ces dernières années. Mais est-ce que tout ce désordre et toutes ces chicanes de clochers ont été à l’avantage des résidents? La question se pose.Un fait demeure, à défaut de s’unir, ces deux municipalités sont pourtant condamnées à s’entendre et à vivre ensemble. Il faudrait le dire aux élus il me semble.Mais qui sait, le temps finira peut-être par avoir raison des réticences et des vieilles mentalités qui nuisent à la mise en commun des forces. Ce n’est pas impossible.Car qui aurait dit qu’un jour, Sainte-Marie-Madeleine, sous la gouverne du maire Simon Lacombe, finirait par intégrer d’elle-même la Régie des déchets?Voilà bien la preuve qu’il ne faut jamais dire jamais et qu’il est toujours permis de rêver.

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