19 mai 2011
Réhabilitation terminée
Par: Martin Bourassa

Le centre hospitalier Honoré-Mercier est guéri. Cinq ans après la crise du C. Difficile, il peut enfin passer à autre chose et répondre à ses détracteurs. Le Vérificateur général du Québec vient de redorer le blason de notre hôpital, de son personnel et de ses administrateurs. Pour reprendre une image du milieu, le malade vient enfin d’obtenir son congé après cinq ans passés aux soins intensifs.

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Le centre hospitalier Honoré-Mercier est guéri. Cinq ans après la crise du C. Difficile, il peut enfin passer à autre chose et répondre à ses détracteurs. Le Vérificateur général du Québec vient de redorer le blason de notre hôpital, de son personnel et de ses administrateurs. Pour reprendre une image du milieu, le malade vient enfin d’obtenir son congé après cinq ans passés aux soins intensifs.

Renaud Lachance a confirmé ce que la direction savait et répétait tant bien que mal : un spectaculaire redressement a été opéré à l’interne au niveau de la prévention et du contrôle des infections. Le fait que ce soit le Vérificateur général du Québec qui le dise ajoute passablement de poids à ce constat. Beaucoup plus que de l’entendre de la bouche d’un employé ou d’un cadre de l’établissement.Si le Vérificateur général avait trouvé à redire, il l’aurait écrit noir sur blanc dans son récent rapport. Disons qu’il n’est pas reconnu pour sa complaisance. Au contraire, il a la réputation de ne laisser rien passer. Ce qui rend ses éloges encore plus percutants, lorsqu’il constate qu’en matière de prévention et de contrôle des maladies nosocomiales, notre hôpital affiche désormais une performance de loin supérieure à celle de bien des hôpitaux comparables. Idem en ce qui concerne la gestion des laboratoires de biologie médicale. Fini l’époque où on pointait notre hôpital du doigt avec dédain, il est maintenant devenu une référence.C’est tout à l’honneur du personnel médical et des gestionnaires.En ce qui concerne l’urgence ou la gestion des lits et la durée des séjours, le Vérificateur général note qu’il y a place à l’amélioration, mais que la situation n’y est pas pire que dans les hôpitaux comparables, même que des progrès intéressants ont été réalisés localement. En d’autres mots, on s’en va du bon bord. Tant mieux.Nul doute qu’on doit avoir le goût de célébrer haut et fort à l’intérieur des murs du centre hospitalier et autour de la table du conseil d’administration. Et c’est de mise.Il faut rendre à César les honneurs qui lui reviennent et souligner l’excellent travail du directeur général Claude Castonguay et de son équipe.Il a bien mérité son boni de performance ainsi que son nouveau contrat. Mais un directeur général ne peut pas prendre tout le mérite quand ça va bien, tout comme il ne devrait pas être le seul à écoper quand les affaires vont mal.Les bons résultats comme les déboires sont souvent le fruit d’un travail d’équipe.La bonne nouvelle pour les Maskoutains, c’est que l’équipe en place ces dernières années semble avoir été investie d’une mission. Celle de redonner aux employés et à toute la communauté un sentiment de fierté à l’endroit de l’hôpital Honoré-Mercier.Une fierté qui avait été mise à mal par les événements malheureux de 2006 et toute l’histoire des moisissures et de la réhabilitation. Grâce au rapport du Vérificateur général, on peut maintenant dire que la réhabilitation de l’hôpital Honoré-Mercier est bel et bien terminée.Ne reste plus qu’à maintenir le cap et à rester vigilants.

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