24 décembre 2020
Restants de PTI
Par: Rémi Léonard

Ce deuxième texte sur le PTI 2021-2022-2023 complète le portrait des principaux investissements municipaux à venir dans les trois prochaines années à Saint-Hyacinthe. Photothèque | Le Courrier ©

À la suite de la présentation au début du mois de décembre du Programme triennal d’immobilisations (PTI) de la Ville de Saint-Hyacinthe, certains aspects de ce volumineux document n’ont pu être abordés dans nos précédentes éditions, faute d’espace. En guise de suivi, voici donc quelques éléments qui méritent tout de même d’être évoqués, selon nous.

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Le dernier PTI révèle par exemple que le projet de nouvel écocentre, depuis longtemps dans les cartons, progressera en 2021 puisqu’une somme de 275 000 $ y sera allouée. La moitié pourrait potentiellement être couverte par une subvention du programme ClimatSol-Plus. La démarche actuelle consiste à faire réaliser des études afin de préparer une éventuelle décontamination par confinement du terrain de l’avenue Lemire, où pourrait ensuite déménager l’écocentre. Il s’agit de l’ancien dépotoir de Saint-Joseph, qui se trouve par ailleurs tout près de l’écocentre actuel, devenu aujourd’hui trop à l’étroit.

À terme, le projet serait évidemment mené en partenariat avec la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains, qui gère l’actuel écocentre. Au PTI, on retrouve d’ailleurs la somme de 3 M$ prévue pour 2022 si le projet chemine favorablement. Notons par ailleurs qu’en novembre dernier, la Ville a octroyé un contrat de caractérisation environnementale sur ce terrain aux Laboratoires de la Montérégie pour la somme de 188 200 $, toujours dans l’optique de préparer le terrain à ce projet.

À l’étude

Dans la catégorie des projets toujours en préparation, on retrouve également le réaménagement du parc Casimir-Dessaulles, pour lequel une somme de 50 000 $ est prévue en 2021 à titre préparatif. Rappelons que les Maskoutains avaient été consultés à ce sujet en 2017. Le financement plus complet est plutôt inscrit pour 2023 à la hauteur de 3,5 M$. Logique similaire pour le réaménagement du parc de la Métairie sud, projet auquel seulement 50 000 $ sont alloués en 2021, mais qui pourrait obtenir 400 000 $ en 2022.

Une autre étude « d’évaluation dans une perspective de récupération », elle aussi chiffrée à 50 000 $, est prévue en 2021 pour l’ancien centre culturel, situé sur les terrains de l’Expo. Sa démolition, qui semblait l’option retenue dans les dernières années, a été repoussée à quelques reprises. En 2022, 1 M$ sont aussi prévus pour ce projet, selon le PTI. À plus long terme, on note que « l’enfouissement des structures d’Hydro-Québec sur la rue Johnson-Ouest », non loin du centre de congrès, est également dans les plans (après 2023) avec un financement de 500 000 $.

C’est sans oublier les honoraires prévus en 2021 pour préparer la conversion du Monastère du Précieux-Sang (90 000 $), même si on ne s’avance pas sur une date de réalisation pour ce projet de plusieurs millions. Même chose pour la conversion éventuelle de l’église Notre-Dame-du-Rosaire. Ces deux interventions viendraient éventuellement compléter le pôle culturel envisagé au centre-ville, qui comptera également la nouvelle bibliothèque, seul volet dont la réalisation est bel et bien lancée.

Acquisition d’immeubles : des précisions

Même si la Ville disait vouloir garder une certaine « discrétion » sur ses intentions par rapport aux achats de terrains qu’elle compte réaliser en 2021, la version complète du PTI disponible sur le site de la Ville donne des indications plutôt précises à ce sujet.

On désigne en effet les sommes requises pour l’acquisition de « terrains en lien avec le deuxième accès au Cégep », le long de la voie ferrée, en plus de « deux immeubles destinés à permettre l’aménagement de quarante logements abordables au centre-ville ». La localisation de ces bâtiments n’est pas évoquée, mais on souligne la participation d’Habitations Maska à ce projet, une société à but non lucratif proche de l’Office d’habitation des Maskoutains et d’Acton.

Enfin, un troisième axe d’intervention est désigné pour « l’acquisition de trois immeubles en front de l’avenue Laframboise et de la rue Dessaulles », au centre-ville, dans l’optique d’aménager une future « Place de la gare » à cet endroit.

Aqueduc et égouts

Mentionnons également quelques interventions sur le réseau d’aqueduc et d’égouts planifiés en 2021 qui n’ont pas été présentées jusqu’ici puisqu’ils n’étaient pas inclus dans le Plan de gestion des débordements. La plus importante concerne la deuxième phase de réfection des conduites sous la rue Saint-Charles, dans le secteur La Providence, un investissent de 1,5 M$. Il faudra aussi 800 000 $ pour assumer la part municipale dans l’installation des infrastructures souterraines devant la nouvelle école primaire au Domaine sur le Vert.

La réhabilitation de la conduite d’aqueduc sous l’avenue Beaudry (0,5 M$), près de l’autoroute 20, est aussi au menu puisque son état est particulièrement préoccupant, de nombreux bris récents ayant été rapportés.

Une nouvelle conduite devra également être installée sous l’autoroute 20 (0,3 M$). Il s’agit de celle dont le bris avait causé passablement de problèmes au printemps 2019 en compliquant la circulation sur l’autoroute 20. Une réclamation de 4 M$ du ministère des Transports auprès de la Ville de Saint-Hyacinthe s’était d’ailleurs présentée par la suite, entraînant un litige qui n’est toujours pas réglé à l’heure actuelle, a informé le directeur général Louis Bilodeau. Même si la Ville entreprend le remplacement de la conduite, il ne faut pas y voir une admission de responsabilité puisque l’élément de débat correspond plutôt à la paternité du ponceau qui s’est affaissé, et non au bris de la conduite qui en a résulté, a expliqué M. Bilodeau.

Divers

En vrac, notons enfin des projets comme le remplacement d’unités de ventilation désuètes, notamment à l’hôtel de ville (500 000 $), l’installation de nouveaux feux de circulation de chaque côté du futur tunnel Casavant (510 000 $), une « réfection partielle » du tunnel piétonnier Laframboise (200 000 $) en plus de l’aménagement d’un parc à sa sortie (150 000 $), de même que la réparation de la toiture du chalet du parc Les Salines (125 000 $) et l’installation de huit nouvelle bornes de recharge pour les véhicules électriques sur le territoire (72 000 $).

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