12 décembre 2013
Richard Blackburn reçu Membre honoraire du CMCC
Par: Le Courrier
De gauche à droite : Sylvain Massé, président; Richard Blackburn, Membre honoraire; et Dominic Trudel, directeur général.

De gauche à droite : Sylvain Massé, président; Richard Blackburn, Membre honoraire; et Dominic Trudel, directeur général.

Le 5 décembre, le Conseil montérégien de la culture et des communications (CMCC) a remis le titre de Membre honoraire à Richard Blackburn, directeur général et artistique du Théâtre de la Dame de coeur (TDC).

M. Blackburn a été membre du conseil d’administration du CMCC pendant 18 ans, soit de 1989 à 2007. Au cours de cette période, il a occupé le poste de président de 1991 à 2000. Tenu dans le cadre de son 5 à 7 de Noël, traditionnel rendez-vous avec ses membres et ses partenaires, cette soirée venait clore les célébrations entourant le 35 e anniversaire du CMCC.

« Vous comprendrez qu’on ne pouvait faire la liste de toutes les réalisations de Richard. On peut bien imaginer que pendant 18 ans en tant que membre du conseil d’administration, dont neuf ans au poste de président, il est monté de nombreuses fois au front, il a contribué à la mise en place de plusieurs politiques et programmes et il a participé à la réalisation de tonnes de projets… », expliquait Sylvain Massé, actuel président du CMCC, aux quelque 70 invités réunis pour l’occasion. « En 2005, le CMCC avait déjà reconnu le talent et l’implication de Richard en lui remettant le Prix leader de la culture – volet artistique. Ce sont ses qualités de créateur, son audace, sa détermination et sa vision qui avait alors été récompensée. Aujourd’hui, en lui remettant le titre de Membre honoraire, le CMCC veut souligner son engagement constant à la reconnaissance de la culture comme vecteur de développement régional. »

Régionaliste convaincu

Au cours de la soirée, une capsule vidéo, réalisée en partenariat avec Télé-Québec, a été présentée aux invités. Dans cette capsule, mettant en vedette M. Blackburn, ce dernier explique, avec humour, qu’il est un « un régionaliste intégriste ». Pour lui, l’idée de s’installer en région pour démarrer une entreprise culturelle allait de soi. Il raconte qu’en apprenant l’existence, à Upton, de ce vaste domaine laissé à l’abandon depuis plusieurs années, il n’a pas hésité et suivant son instinct, il s’y est installé pour donner naissance, avec quelques autres bien entendu, au Théâtre de la Dame de coeur en 1976.

Son implication au sein du Conseil culturel de la Montérégie allait aussi de soi. « Le Conseil de la culture a été pour moi, pendant toutes ces décennies, l’outil privilégié pour le pouvoir de l’information, le pouvoir de la concertation […], un espace pour questionner, parfois pour revendiquer […], pour dire ce qu’on est et c’est quoi nos besoins. C’est essentiel! » Pour parler de cet engagement constant de Richard envers la localité d’Upton, envers la région de la Montérégie, envers la culture, envers les professionnels des arts et de la culture et envers le public, Sylvain Massé a animé, dans une formule conviviale, une discussion entre Claude Marchesseault, qui fut président du TDC de 1991 à 2011, et Sylvain Gagnon, directeur du jeu marionnettique, de même que formateur des marionnettistes au Théâtre depuis environ 26 ans.

Le coureur des bois moderne

En guise de conclusion à l’hommage rendu, Dominic Trudel, directeur général du CMCC, a fait la lecture d’un texte, écrit par Maryse Pelletier, auteure, membre du CA du Théâtre de la Dame de coeur et collaboratrice de longue date de Richard Blackburn. Dans ce texte, Mme Pelletier compare ce dernier à un coureur des bois : « Comme eux, il se lance à l’assaut d’espaces inexplorés, il compose jour après jour avec le gigantesque, le magnifique, le surdimensionné; comme eux, il parcourt un univers inconnu, problématique, dans lequel il a besoin de toute sa science, sa créativité, de son savoir-faire pour éviter les faux pas… […] À la différence des coureurs des bois, cependant, Richard ne voyage pas toujours seul. Il a su rassembler autour de lui toutes sortes de créateurs, qui, d’étape en étape, font avec lui un bout de chemin. »

Un tsunami de reconnaissances

Richard Blackburn était littéralement sans mot après l’hommage qui lui a été rendu. Il était visiblement ému, comme renversé par un « tsunami » de reconnaissances. M. Blackburn est un homme d’équipe, personne ne peut en douter; il répète humblement que ses réussites sont l’oeuvre d’un génie collectif. Il l’a redit en recevant le titre. Toutefois, la collectivité a besoin de meneurs, de rassembleurs, de porteurs de vision. Richard Blackburn en est un. Son engagement significatif et soutenu envers le CMCC le démontre avec évidence.

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