5 janvier 2012
Saint-Théodore-d’Acton — 1861-2011 (5)
Par: Le Courrier
Retour d’une excursion de chasse dans les bois de Saint-Théodore-d’Acton.

Retour d’une excursion de chasse dans les bois de Saint-Théodore-d’Acton.

Les loisirs

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Les loisirs

La pêche et la chasse ont représenté une grande part des occupations de loisir de nos ancêtres. En plus de leur procurer une saine diversion dans leurs soucis quotidiens, leurs prises pouvaient à l’occasion servir à varier le menu. Le petit gibier que l’on chassait dans les bois de Saint-Théodore-d’Acton consistait principalement de lièvres et de perdrix, à l’occasion, un chevreuil ou un ours diversifiaient les défis et servaient à tester les qualités de francs tireurs des adeptes de ce sport.

Le baseball a connu une grande popularité. Saint-Théodore-d’Acton a même, à une certaine époque, eu trois clubs. Vers 1900, les clubs des paroisses voisines s’affrontaient régulièrement et l’on dit « que l’on s’en donnait avec une telle ambition que les joutes étaient devenues par trop animées ». En 1916, le club local a battu tous ceux des paroisses environnantes. Il prit une série d’engagements avec le club de Saint-Hyacinthe. À la rencontre décisive, Saint-Hyacinthe vint à Saint-Théodore-d’Acton avec de nouveaux joueurs. Toujours est-il que le club local remporta la victoire. L’assistance était telle que l’on recueillit 52 $, à raison de 0,10 $ par tête! En 1947, on a démoli les écuries situées à l’arrière du presbytère et ce terrain a été loué au Service des loisirs, constitué en 1948, pour ses activités estivales. À l’hiver, une patinoire était installée, un peu en retrait de là. Au début des années 1960, on a aménagé, près de l’école centrale, un terrain de jeux où la jeunesse pouvait à loisir y pratiquer les sports extérieurs, été comme hiver. On y a construit un chalet en 1979 afin d’accommoder les sportifs. En 1985, la Caisse populaire locale collabore avec le Service des loisirs au réaménagement du terrain principalement pour l’installation d’un système d’éclairage. Des associations telles l’Âge d’Or, le club Optimiste, le Club de pétanque occupent une place de choix dans la vie des gens de Saint-Théodore-d’Acton. Il convient de mentionner que dans la paroisse, il existe aussi des lieux privés pour la pratique du loisir culturel, les métiers d’art, l’artisanat et autres.

L’agriculture

On ne saurait parler d’une localité comme Saint-Théodore-d’Acton sans évoquer l’agriculture qui a tenu et qui tient toujours la place la plus importante dans la vie de la municipalité. Typiquement agricole, la paroisse a toutefois connu certains développements en matière d’industries et le travail aux chantiers a fourni à nombre de chefs de famille de quoi nourrir les leurs. Avec l’implantation de plusieurs usines à Acton Vale, certains agriculteurs délaissèrent la terre ancestrale et s’en allèrent gagner leur vie là où le travail leur rapportait une rémunération plus importante.

Un désaccord

Terminons par l’évocation d’un fait oublié aujourd’hui. Bien que la foi fut grande chez les paroissiens de Saint-Théodore-d’Acton, un certain nombre d’entre eux abandonnèrent la croyance de leurs pères. Une tradition affirme que les apostasies eurent lieu au sujet de la construction de l’église.

Quand on étudia l’emplacement où la nouvelle église devait être construite, des différends s’élevèrent. On se souvient qu’alors, le 5e rang appartenait à Acton et les 10e, 11e et 12e rangs de Saint-Nazaire-d’Acton, à Saint-Théodore-d’Acton. Or, des paroissiens voulaient situer l’église au 9e rang, c’est-à-dire, plus au centre de la paroisse; d’autres tenaient à la garder au même endroit; un troisième groupe, enfin, s’opposait entièrement au projet. De ceux qui apostasièrent, l’un habitait tout près de l’église, dont il avait donné le terrain ainsi que celui du cimetière; les deux autres demeuraient au 6e et au 8e rang, et, par conséquent, ils n’avaient aucun avantage à la déplacer. De plus, l’église commencée en 1865 était achevée en 1870; de sorte que tout était réglé lorsque, en 1874, quelques-uns désertèrent les rangs des catholiques. En 1884, le groupe protestant se construisit un petit temple en briques, sur les lots 79 à 82, en face de l’église catholique. On comptait, en 1906, une dizaine de familles protestantes. En 1942, il n’en restait plus qu’une, au 9e rang. Ce courant de protestantisme s’est éteint avec les derniers représentants de cette famille. Comme les protestants perdaient de leurs adeptes, le ministre, qui venait d’Acton Vale pour desservir ses coreligionnaires, se retira. Le temple devint désert et laissé à l’abandon. Ce bâtiment devait être détruit lors de l’incendie de 1915. Le four de la boulangerie fut construit avec la brique ramassée après l’incendie.

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