20 octobre 2011
Santé : où sontles Maskoutains?
Par: Martin Bourassa

Que ferez-vous le 1er novembre? N’importe quoi sans doute, sauf élire deux représentants de la population au sein du conseil d’administration du Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska.

Que ferez-vous le 1er novembre? N’importe quoi sans doute, sauf élire deux représentants de la population au sein du conseil d’administration du Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska.

Les élections dans le réseau de la Santé auront pourtant lieu cette journée-là dans l’ensemble du Québec et dans quatre établissements du territoire, soit les CLSC de Saint-Hyacinthe, d’Acton, de Beloeil et de Saint-Bruno.Il s’agit des toutes premières élections depuis celles du 23 octobre 2006. Pour la première fois donc depuis cinq ans, la population aura son mot à dire et un choix à faire, un privilège qui se produit trop rarement dans le système de santé actuel, où il faut le dire, l’influence et le réel pouvoir des conseils d’administration sont disons limités.Ce qui explique en partie peut-être le taux de participation ridiculement bas. Au niveau provincial, il avait atteint un ronflant 1,2 % en 2006, en hausse de 0,2 % par rapport à l’élection précédente de 2002. Rien pour se péter les bretelles n’est-ce pas?Et tout porte à croire que le taux de participation de 2011 sera du même ordre, si on se fie au peu de publicité et d’engouement que ces élections suscitent.Localement, je m’explique mal d’ailleurs pourquoi un seul candidat, Chantal Brodeur, parmi les six en lice pour les deux postes à combler provient de Saint-Hyacinthe. Où sont les Maskoutains et les Valois? Comment comprendre que la possibilité de siéger au c.a. du CSSS Richelieu-Yamaska suscite si peu d’intérêt chez nous à Saint-Hyacinthe, où se trouve le centre hospitalier régional et deux CHSLD?Et j’ai encore plus de difficulté à admettre le fait qu’on cèdera forcément une partie de notre influence déjà réduite au conseil entre les mains d’administrateurs enracinés principalement dans la région de Beloeil. Certes le fait de demeurer à Saint-Hyacinthe n’est pas un gage de compétence et de défense des intérêts maskoutains, on l’a vu par le passé, mais cela rend certainement les administrateurs d’ici plus sensibles aux dossiers, aux intérêts… et aux critiques constructives des Maskoutains.

M.B.

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