24 mai 2018
Simon Gouache : amoureux de la scène
Par: Maxime Prévost Durand
« Je veux que les gens qui me reconnaissent, ce soit parce qu’ils m’ont vu sur une scène », affirme l’humoriste Simon Gouache.

« Je veux que les gens qui me reconnaissent, ce soit parce qu’ils m’ont vu sur une scène », affirme l’humoriste Simon Gouache.

Le milieu artistique, les tapis rouges, ce n’est pas pour Simon Gouache. L’humoriste ne cherche pas à tout prix à être connu. Passer à la télé, non merci. Voir son nom sur la marquise, ce n’est pas nécessaire. Ce qu’il veut avant tout : « devenir le meilleur humoriste de scène ». Une affirmation présentée candidement et sans prétention.

« Beaucoup d’artistes veulent d’abord être connus, passer à Tout le monde en parle, mais moi, je ne suis pas drivé par ça. Je suis juste chanceux d’avoir découvert quelque chose, à 24 ans, qui me rendait heureux pour la première fois de ma vie », lance-t-il en entrevue avec LE COURRIER.

Non, il n’ira pas faire son comique à la télé, ce n’est pas en lui. Mais monter sur une scène et faire rire un public, c’est autre chose. « Je veux que les gens qui me reconnaissent, ce soit parce qu’ils m’ont vu sur une scène et non parce qu’ils m’ont vu à Atomes Crochus faire des niaiseries. De cette façon, je sais que les gens qui viennent me voir pour me parler, c’est parce que je les ai marqués de la bonne manière », dit-il, soulignant par la même occasion n’avoir rien contre l’émission nommée ou les artistes qui y participent.

Un premier one-man-show

Après avoir fait ses premières armes en première partie de Louis-José Houde (qu’il continue d’ailleurs à faire lorsque l’occasion se présente), Simon Gouache a été découvert par le grand public lorsque son numéro sur le crossfit est devenu viral à la suite de son passage dans un gala Juste pour rire.

Dans ce premier one-man-show, il aborde des thèmes personnels, notamment l’anxiété qui le touche dans la vie de tous les jours. S’il a d’abord voulu cacher cet aspect de lui, il a finalement décidé d’y trouver sa force plutôt que des faiblesses.

« Au début, j’essayais de le cacher en jouant le gars confiant, mais ça paraissait et j’avais juste l’air prétentieux. Les gens me le disaient, se souvient-il. Quand j’ai commencé à parler de ce qui est en-dedans de moi, de mes peurs et de mes inquiétudes, c’est là que ça a changé. »

On ne tombe pas pour autant dans le mélodramatique. Avec l’humour, il a voulu dédramatiser la réalité des anxieux comme lui. « Je ne suis pas capable de faire bien des choses, mais c’est drôle et je m’en sers pour rendre ça léger. »

Ce côté comique a toujours fait partie de lui. « Mais être drôle dans la vie et sur la scène, ce n’est pas la même chose, avertit-il. Quand j’ai réalisé que je pouvais être aussi drôle sur la scène, et même plus, c’est là que j’ai eu le déclic. »

Dans son ambition de devenir le meilleur humoriste de scène, Simon Gouache affirme avoir dû sacrifier bien des projets et des opportunités pour se concentrer uniquement sur la scène. Mais force est d’admettre que son pari est sur la voie de la réussite.

Pour une deuxième fois depuis le début de l’année, Simon Gouache montera sur les planches de l’Espace Rona, au Centre des arts Juliette-Lassonde, devant une salle comble le 30 mai. Il y reviendra ensuite en octobre, alors qu’il poursuivra cette tournée qui dure depuis déjà plus d’un an et demi. Il prévoit ensuite lancer un deuxième spectacle au début de l’année prochaine.

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