6 juin 2013
Trampoline et tumbling
Six nouveaux visages au Championnat canadien
Par: Maxime Prévost Durand
À l'avant, on retrouve Kevin Desjardins-Rodier, Simon Laporte, Stéphanie Pelletier, Amélie Pietroniro-Savoie et à l'arrière, Anthony Gingras, Ester Falardeau, Jean-Philippe Camirand et Marjorie Monette.

À l'avant, on retrouve Kevin Desjardins-Rodier, Simon Laporte, Stéphanie Pelletier, Amélie Pietroniro-Savoie et à l'arrière, Anthony Gingras, Ester Falardeau, Jean-Philippe Camirand et Marjorie Monette.

Six athlètes de trampoline et tumbling ont fait leur première apparition au Championnat canadien de gymnastique, la semaine dernière, à Ottawa, sur les huit participants du club Gymnaska-Voltigeurs.

Jean-Philippe Camirand, Ester Falardeau et Simon Laporte ont été récompensés pour les prouesses et sont revenus de leur premier Championnat canadien avec une médaille d’argent en individuel au tumbling dans leur catégorie respective.

« Je suis allé là-bas sans grandes attentes, mais quand j’ai vu le calibre des autres athlètes, j’ai cru en mes chances d’accéder au podium », a affirmé Jean-Philippe à son retour d’Ottawa. Premier au terme de la ronde préliminaire, il a glissé au deuxième rang en finale après une chute lors de sa première routine.Ester a de son côté connu sa meilleure compétition de l’année. Malgré une chute en ronde préliminaire, elle s’est qualifiée pour les finales de tumbling et a pris le second rang afin de monter sur le podium. « C’était impressionnant de faire les routines devant une foule. On n’est pas habitués à ça. Le plus stressant est de savoir qu’il y a des gens beaucoup plus forts que toi dans les estrades et qui te regardent. Tu veux bien faire », soutient-elle.Malgré son podium, Simon aurait souhaité en faire plus afin d’aller chercher la médaille d’or. « Je n’ai pas fait les routines que je voulais, j’étais stressé, confie-t-il. Si j’avais fait de meilleures routines, j’aurais sûrement pu remporter la médaille d’or. Mais ce fut une très belle expérience. »

Plusieurs finales

Sans remporter de médailles, d’autres athlètes ont franchi avec succès les rondes préliminaires afin de participer aux finales. C’est le cas de Kevin Desjardins-Rodier, médaillé d’argent en tumbling l’an dernier, et Stéphanie Pelletier.

Cette dernière s’est surprise à accéder aux finales en tumbling, bien que sa discipline favorite soit le trampoline. « Les entraînements s’étaient bien déroulés. J’étais en confiance pour la compétition, mais je ne pensais jamais faire les finales. » Stéphanie a pris le 6 e rang sur les 23 athlètes en compétition en classe nationale jeunesse.Kevin a obtenu la 6 e position en tumbling, alors qu’il évoluait cette année en classe junior open. Il revenait tout juste d’une commotion cérébrale dont il a été victime il y a un peu plus d’un mois.« J’avais beaucoup réduit la fréquence des entraînements afin de me remettre pleinement de cette commotion. Malgré le manque d’entraînement, j’ai réussi mes routines comme si j’étais à mon meilleur. Elles ont même été mieux réussies qu’à Élite Canada en avril. »Le jeune Anthony Gingras a aussi participé à la finale et a raté de peu le podium avec une 4 e position. Blessé à la cheville et au poignet l’an dernier, il n’avait pris part qu’à la 3 e Coupe Québec et au championnat québécois cette saison.Marjorie Monette (tumbling) et Amélie Pietroniro-Savoie (trampoline) ont été arrêtées en ronde préliminaire, tout comme Maxime Proulx (trampoline), qui a terminé en 10 e position. Marjorie en était à son premier Championnat canadien. « Je suis satisfaite, j’ai bien géré mon stress même s’il était élevé. J’ai beaucoup aimé l’expérience, c’était impressionnant », raconte-t-elle.Amélie n’a pu conserver la médaille d’argent qu’elle avait remportée l’an dernier à cette compétition, même si les routines présentées étaient efficaces. « Je suis tombée dans le deck à la fin d’une routine, ce qui m’a empêché d’accéder aux finales. C’est dommage parce que ma routine était très belle. Je me suis beaucoup améliorée cette année, en allant chercher de la hauteur et avec des degrés de difficultés plus élevés », conclut-elle.

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