5 janvier 2017
Sur notre radar
Par: Martin Bourassa

Chose promise, chose due. Ce premier éditorial de l’année 2017 servira à mettre la table et à prédire ce qui pourrait marquer la prochaine année.

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Sur la scène municipale, notre scène de prédilection, il devrait se noircir pas mal de feuille de papier journal autour des élections municipales de novembre.

À quoi faut-il s’attendre à Saint-Hyacinthe? D’entrée de jeu, nous miserions un gros 2 $ sur le retour de Claude Corbeil à la mairie. Il n’a pas encore confirmé qu’il sollicitera un second mandat, mais il ne donne pas l’impression de préparer sa sortie.

Pourrait-il profiter de sa conférence annuelle devant la Chambre de commerce le 28 février pour confirmer ses intentions? Ce sera peut-être un peu tôt, mais cela aurait au moins l’avantage de nous donner une nouvelle à sortir de cette aride présentation.

Lors de la campagne de 2013, il avait laissé entendre que la durée idéale d’un règne au poste de maire lui semblait être de deux mandats, donc huit ans. Compte tenu de son apprentissage pour le moins ardu les deux ou même trois premières années, on s’entendra tous pour dire que le meilleur ne peut être qu’à venir. 

La bonne nouvelle pour M. Corbeil, c’est que l’année qui débute sera sans doute intéressante pour lui avec la mise en route de la biométhanisation et le début véritable de la construction du centre de congrès. Il voudra sans doute s’assurer d’être là quand viendra le temps de passer en mode récolte. Même s’il ne donne pas l’impression d’aimer son travail de maire tous les jours, le maire Corbeil a apprivoisé son nouveau rôle de façon respectable. On continue cependant de croire qu’il s’appuie trop sur la direction générale et qu’il est très mal conseillé. Parmi ses faux pas récents, on se souviendra du dossier de la ET Corset avec « l’oncle Bellus », de la subvention fantôme du centre de congrès et du fameux flushgate. On ne connaît pas encore de prétendants à sa couronne, alors on pourrait penser à ce stade-ci qu’il sera même réélu.

Ses opposants de 2013 ne sont plus dans le décor. Gaston Vachon n’a pas été revu depuis son revers et Pierre Rhéaume est à sa place à la direction générale de la Chambre de commerce. Il en a même plein les bottes. À l’interne? On doute que David Bousquet ait le courage de faire le grand saut, lui qui laisse même planer un doute sur un éventuel retour en tant que conseiller. Misons un autre 2 $ facile sur son retour. Mais il y aura assurément pas mal de sang neuf au conseil puisque des départs ont été annoncés. Nous regretterons particulièrement celui du conseiller Donald Côté si ce dernier devait confirmer les rumeurs qui circulent à cet effet. On raconte aussi entre les branches que les forces souverainistes locales seraient tentées d’infiltrer un conseil municipal trop libéral à leur goût. 

À défaut de trouver un candidat pour la mairie, on procèderait par la bande en visant les postes de conseillers, dont dans le district Saint-Thomas-d’Aquin où Jacques Denis aurait de l’opposition. Ailleurs dans la MRC, il faut s’attendre aussi à de l’action et des changements de garde du côté de Sainte-Madeleine et de Sainte-Marie-Madeleine où l’éternel maire Lacombe doit trouver le temps bien long. Du côté de Sainte-Hélène également, les prochaines élections municipales pourraient être animées, paraît-il.

Parmi les autres dossiers qui retiendront notre attention en 2017, il y aura la succession de Gabriel Michaud à la direction générale de la MRC. Réjean Pion nous semble trop confortable du côté de la Régie des déchets pour se manifester, malgré son profil intéressant. Au niveau économique, le dossier majeur en 2017 dans la région sera celui d’Exceldor, du côté de Saint-Damase. On devrait en savoir davantage sur ses intentions cet hiver, quant à une relocalisation du côté de Saint-Hyacinthe. Le statu quo à Saint-Damase serait écarté et on parlerait maintenant d’un investissement de 100 M$. 

Nous aurons également à l’œil le dossier de la biométhanisation et l’avancement des travaux entourant la construction du centre de congrès et de l’hôtel Sheraton. Avec un peu de chance, la prochaine campagne électorale nous permettra peut-être d’éclaircir les zones grises qui subsistent autour des ententes secrètes entre la Ville de Saint-Hyacinthe et Beauward. Enfin, c’est aussi en 2017 que la Ville de Saint-Hyacinthe devrait confirmer qu’elle va de l’avant avec le prolongement du tunnel Casavant. On a assez niaisé avec ça.

Tout ça pour dire que l’année 2017 s’annonce excitante au possible. Et encore, bien des surprises, bonnes et mauvaises, vont s’ajouter en cours de route. Et c’est tant mieux pour nous!

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