22 mars 2012
Saint-Valérien-de-Milton
Traitement de lisier : un ambitieux projet mort-né
Par: Jean-Luc Lorry

La vitrine technologique en traitement de lisier qui devait s’implanter à Saint-Valérien à l’été 2009 n’aura finalement jamais vu le jour.

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À ce moment, le CLD Les Maskoutains avait pourtant annoncé cet investissement de 500 000 $ avec faste lors d’une conférence de presse réunissant les promoteurs et tout le gratin politique de l’époque. Le projet découlait, disait-on, d’un appel de projet réalisé par le CLD et un comité d’experts.

Ceux-ci avaient eu à analyser 14 technologies. Le choix s’était finalement porté sur un projet prévoyant l’installation de deux biodigesteurs dans une exploitation agricole de Saint-Valérien-de-Milton. Ce système devait permettre de traiter chaque année plus de 7 000 m3 de lisier et de matières organiques.Pour gérer ce système novateur de biodigestion, la ferme Vi-Ber, propriétaire d’une maternité de 1 200 truies à Saint-Valérien, s’était associée avec la firme Bio-Terre Systems, de Sherbrooke, spécialisée dans les technologies de traitement de lisier.Ces deux entreprises s’étaient engagées à contribuer à hauteur de 50 000 $ chaque dans ce projet qui aurait permis de transformer les résidus en engrais organiques. La majeure partie de l’investissement devait être assumée par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation à hauteur de 350 000 $. Quant au CLD Les Maskoutains, il devait verser une contribution de 50 000 $.Or, l’ambitieux projet n’a jamais eu de suite, a appris LE COURRIER.« Le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement a été extrêmement long à être émis. Entre le moment où le projet a été monté et l’émission du certificat qui a pris plus de deux ans, les coûts de construction avaient augmenté et le producteur agricole impliqué ne souhaitait plus investir dans le projet », a expliqué Donovan St-Hilaire, responsable des communications au CLD Les Maskoutains.Finalement, aucun des montants prévus au départ n’a été déboursé par les différents partenaires de ce projet à forte valeur écologique. À la suite des questions récentes du COURRIER, le CLD a retiré le communiqué de presse de son site Internet.

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