18 octobre 2012
VW Golf VII
Traitement minceur
Par: Marc Bouchard

(Sardaigne, Italie) – J’entends d’ici vos commentaires : se rendre en Italie pour tester une nouvelle VW Golf, il y a pire dans la vie. Ce qui est tout à fait exact, du moins en temps normal. Mais cet essai express a pris davantage une tournure de voyage en avion plutôt que d’essai de voiture.

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Il m’a fallu quitter Montréal, passer par Francfort et Munich, avant de me poser en Sardaigne, quelque 18 heures plus tard. Puis, moins de 16 heures après, je quittais mon hôtel pour refaire le vol inverse, plus simplifié cependant : Sardaigne-Rome-Montréal, non sans un intermède inquiétant dans le chaos de l’aéroport de Rome.

Pourquoi je vous dis cela? Simplement pour vous expliquer que l’essai de la nouvelle Golf, quelque 18 mois avant son arrivée chez nous, valait bien ces quelques désagréments. Vous me direz cependant que les versions essayées n’étaient pas exactement ce qui se retrouvera chez nous, et vous aurez raison. Car pour le moment, aucune décision n’a encore été prise quant à la motorisation (ou aux motorisations, car il y en aura plusieurs) disponible sur le marché nord-américain. On sait qu’il y aura une version à essence, tout comme on sait qu’un moteur diesel sera au catalogue, mais là s’arrêtent nos certitudes.

Affaire de style et de minceur

La Golf, présentée à Paris, a subi essentiellement un traitement minceur. Le défi : réussir à faire maigrir la voiture, sans pour autant utiliser des matériaux trop coûteux comme l’aluminium ou la fibre de carbone. Un gentil ingénieur allemand, avec son accent tranchant, a donc pris plusieurs longues minutes pour nous exprimer toute la précision des allègements consentis aux quatre coins de la voiture.

En résumé (je vous épargnerai donc le long discours) sachez seulement que l’usage de différents types d’acier avec différents niveaux de résistance, de conception allégée dans le moteur et même d’allègement du système multimédia de 3 kilos ont permis d’éliminer quelque100 kilos au total. Tout cela sans pour autant affecter la rigidité du châssis, ou la précision de la direction, qui permettent encore une conduite fort dynamique. Quant au style, il a peu changé, même si on est reparti de zéro. Ainsi, mêmes les dimensions sont différentes : porte-à-faux avant raccourci de 1,5 cm, empattement étiré de 6 cm, et pavillon abaissé de 2,8 cm. Évidemment, ainsi outillée, la Golf a une allure plus dynamique que jamais. La silhouette est toujours celle d’une Golf, même si la partie avant a nettement une allure Jetta-isée alors que la partie arrière paraît plus moderne, mais peu changée.

Et sous le capot

Évidemment, pas facile de prévoir ce qui se retrouvera chez nous. On annonce déjà une version GTI plus puissante, mais on ne connaît pas la teneur. On anticipe aussi un moteur diesel, mais qui n’a pas encore été confirmé, ni concocté. On verra aussi probablement un moteur à essence, encore une fois à déterminer.

J’ai donc pris sur moi de faire quelques tests, avec les motorisations disponibles et qui, aux dires même des représentants de Volkswagen, devraient s’approcher de nos futures offres. Ainsi, le petit moteur de 1.4 TSI 140 ch à désactivation de cylindre s’est montré vif et agréable, alors que son équivalent TDI, le 2.0 TDI 150 chevaux qui devrait trouver son équivalent en terre américaine propose beaucoup de couple et des reprises plus qu’intéressantes. Dans les deux cas, la conduite s’est avérée amusante (un peu moins que sur les anciennes Golf, mais tout de même), la direction précise et les réglages (car on peu désormais choisir le mode normal, confort ou sport) tout à fait à la hauteur. Il faut dire que les routes étroites et accidentées de la Sardaigne, et l’absence d’autoroutes, convenaient particulièrement bien au mode de conduite de la Golf.

En résumé

Plus bourgeoise, moins sportive, mais toujours agréable, la nouvelle Golf profite désormais d’un niveau de sophistication jamais atteint dans cette catégorie. Reste à voir maintenant combien il faudra débourser et pour quels moteurs, pour savoir si elle répondra aussi bien aux attentes canadiennes.

Forces :

– Légèreté perceptible – Suspensions bien équilibrées – Haut degré de sophistication

Faiblesses :

– Plaisir de conduite diminué – Options à confirmer – Prix inconnu

Fiche technique :

Modèle : 2014 VW Golf Prix : TBD Configuration : Moteur avant – traction Moteurs disponibles : 1.4 TSI 140 ch à désactivation de cylindre; 2.0 TDI 150 ch. Transmissions : 6 vitesses. Auto DSG ou manuelle 6 rapports Consommation : 4,7 l/4,1 l (selon le constructeur) Garanties : TBD

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