5 avril 2018
Deuxième option d’école à Douville
Trop peu trop tard, répond la Ville
Par: Rémi Léonard

La deuxième proposition de terrain pour construire une nouvelle école à Saint-Hyacinthe n’est pas une mauvaise option, mais elle arrive simplement trop tard, objecte la Ville de Saint-Hyacinthe.

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Une entente de principe est déjà intervenue avec le promoteur du Domaine sur le Vert pour qu’il cède un terrain de 20 000 mètres carrés pour accueillir une école. « Ça fait deux ans qu’on se parle », a indiqué le maire Corbeil pour illustrer l’avancement du dossier.

Cette entente n’est pas encore signée, mais la Ville a tout de même un plan de match bien établi pour que le projet aille de l’avant rapidement advenant un feu vert du ministère de l’Éducation. Par résolution, la municipalité s’est déjà engagée à transférer à la commission scolaire le terrain que doit lui céder le promoteur du Domaine sur le Vert. Ce dernier devra également prolonger la rue et les infrastructures souterraines jusqu’à cet emplacement et la Ville aura alors à connecter les services à la future école, a détaillé le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau. Pour faciliter l’accès à cette portion du Domaine sur le Vert, il est également prévu d’ajouter un lien routier avec le Grand rang Saint-François, a confirmé le DG. L’opération pourrait occasionner d’autres frais à la municipalité, d’autant plus que l’expropriation pourrait s’avérer nécessaire afin de créer un passage jusqu’à la route 235.

Le terrain cédé par le promoteur pour l’école n’est pas inclus dans la contribution de 10 % de la superficie d’un nouveau développement que tout promoteur doit verser à la municipalité (en argent ou en terrain) à des fins de parcs, de terrains de jeux ou d’espaces naturels, a par ailleurs spécifié M. Bilodeau.

Premier arrivé…

Selon Claude Corbeil et Louis Bilodeau, le promoteur du Domaine sur le Vert avait déjà manifesté il y a longtemps son intérêt pour intégrer une école dans son projet. Les pourparlers remonteraient aux démarches pour désigner les zones de réserve à Saint-Hyacinthe, opération durant laquelle la Ville est allée à la rencontre de plusieurs promoteurs touchés. Un seul aurait envoyé le « signal » qu’il était intéressé par une école dans son développement et les démarches se sont poursuivies avec succès jusqu’à aujourd’hui, ont-ils expliqué. L’arrivée d’une école au Domaine sur le Vert apporterait toute une attractivité à ce développement, a souligné le maire. 

La demande de terrain qui a été faite à la Ville par la commission scolaire comprenait des conditions générales comme un positionnement dans l’ouest de la Ville et un secteur où il y a un « potentiel de développement de clientèle », a aussi décrit le DG.

Rejetant l’idée de mettre les promoteurs en compétition, il s’est plutôt réjoui de cette nouvelle proposition du Groupe Robin, qui pourrait s’avérer utile pour l’implantation d’une autre école dans le futur, a-t-il commenté.

Contacté par LE COURRIER, le promoteur Roger Letendre n’a pas voulu commenter le projet à ce stade-ci.

Redécoupage scolaire

Du côté de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe, le directeur du service des ressources matérielles, Jean-François Soumis, a confirmé que le terrain offert au Domaine sur le Vert est tout à fait approprié pour implanter une nouvelle école. « Chacun des sites a des avantages et des inconvénients, mais nous sommes mal placés pour refuser un terrain qui est cédé », a-t-il commenté.

Le manque d’espace se fait de plus en plus criant, notamment à l’école Saint-Sacrement, où des modulaires seront installés cet été, à l’école au Coeur-des-Monts à Saint-Pie, qui attend toujours pour son projet d’agrandissement, et à l’école Douville, qui pourrait être soulagée par la construction d’une nouvelle école dans le même quartier.

Jean-François Soumis a expliqué que le conseil des commissaires devra se pencher dès l’an prochain sur les bassins géographiques des écoles pour pouvoir répartir adéquatement les élèves, une fois que le Ministère aura confirmé quels projets pourront aller de l’avant, une réponse attendue ce printemps. 

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