20 février 2020
Le musicien Vincent Fournier-Boisvert fait paraître son premier livre
Troquer l’archet pour la plume
Par: Maxime Prévost Durand

Après le monde de la musique, Vincent Fournier-Boisvert se lance dans celui du livre avec Le puits, son premier roman. Photo René Ladouceur

Le violoncelle a toujours été l’instrument de prédilection de Vincent Fournier-Boisvert. Musicien, il a mené ses propres projets en musique traditionnelle et en free jazz, notamment, en plus de jouer pour Cavalia il y a un peu plus de 10 ans. Après autant d’années à manier l’archet, le Maskoutain s’est lancé dans un autre art en prenant la plume, l’amenant même à lancer un premier livre, Le puits, au début du mois.

Publicité
Activer le son

Paru aux Éditions AdA, ce roman policier propose une intrigue qui se déroule justement dans la région qui l’a vu grandir. On y suit l’inspecteur Réal Rondeau, un homme bougon à deux doigts du divorce, et son adjointe Monique Demers qui mènent une enquête après qu’une vache ait été retrouvée décapitée, près d’un puits, à Saint-Jude. Peu de temps après, le fils de l’agriculteur propriétaire de l’animal est porté disparu, ce qui viendra ajouter à la complexité et à l’urgence de l’enquête, en plus de laisser croire qu’il pourrait y avoir un lien avec un réseau de revente de stupéfiants œuvrant tout près de la polyvalente de Saint-Hyacinthe.

« J’aime le roman policier parce que c’est un prétexte pour parler d’autres choses. L’intrigue nous amène à chercher ce qui se passe et ça devient un jeu avec le lecteur », soutient le nouvel auteur, qui dit beaucoup aimer les livres d’Agatha Christie, notamment.

Aujourd’hui professeur de musique en milieu scolaire, Vincent Fournier-Boisvert a trouvé dans l’écriture une façon d’évacuer le quotidien et de se lancer dans « des histoires pas rapport ».

Il y a déjà quelques années qu’il a écrit sa première histoire. Pendant qu’il se trouvait en camping, une idée lui est apparue et lui a inspiré une intrigue policière. Il en a écrit deux autres par la suite, qu’il a toutes envoyées à des maisons d’édition, sans succès.

« Je n’ai pas étudié là-dedans. Au début, je n’avais pas vraiment de plan et je pense que mes personnages n’étaient pas assez développés, que ça manquait de description et de rythme », confie-t-il. Mais cela ne l’a pas découragé pour autant. Il a peaufiné son écriture, écrit une autre histoire et a retenté sa chance. Cette fois, c’était la bonne. Les Éditions AdA ont bien voulu le publier, lui permettant de savourer aujourd’hui les fruits de sa persévérance. Contrairement à la musique, où il avait surtout fait paraître ses projets lui-même, il est donc épaulé pour la sortie de ce livre.

« La musique et l’édition sont deux mondes différents. Je trouve que c’est plus difficile de faire embarquer une maison de disque dans le projet, ils prennent moins de risque, tandis que, dans le livre, ils en prennent encore, des risques. »

Maintenant considéré comme un auteur, Vincent Fournier-Boisvert avoue avoir « hâte de voir quelle sera la réponse » des lecteurs. « Je suis habitué en musique d’avoir une réponse tout de suite, alors que là, ça va prendre un peu plus de temps », laisse-t-il tomber, témoignant d’une certaine fébrilité.

Même s’il réside dorénavant à Mont-Saint-Hilaire, le trentenaire a tenu à ce qu’un lancement soit organisé dans sa ville natale pour souligner cette première publication. Celui-ci aura lieu à la librairie L’Intrigue le vendredi 21 février de 19 h à 21 h.

image