23 août 2012
Sports équestres
Un bond prodigieux pour Jérémie et Jacob
Par: Maxime Desroches
Le Maskoutain Jérémie Rompré et son étalon Jacob se sont attaqués à de nouveaux défis durant la saison estivale.

Le Maskoutain Jérémie Rompré et son étalon Jacob se sont attaqués à de nouveaux défis durant la saison estivale.

L’été 2012 a amené son lot de défis au cavalier maskoutain Jérémie Rompré et à son cheval, Jacob. Alors qu’en 2011, le duo s’était démarqué chez les sauteurs à une hauteur de 1,10 mètre, il s’attaquait maintenant à des barres de 1,20 mètre, une différence qui peut sembler minime, mais qui exige de nombreux ajustements techniques.

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En compagnie de son instructeur Nicolas-Xavier Bélanger, qui l’a fortement encouragé à en faire l’essai, l’athlète de 14 ans a fait sa classe à 1,20 mètre sans grande difficulté, et s’est immédiatement mis au travail en contexte compétitif.

Lors de l’International de Blainville, qui se déroulait sur une période de cinq jours au début juillet, Jérémie et Jacob, la bête avec laquelle il fait équipe depuis maintenant quatre ans, ont pris le départ sur un total de quatre parcours en classe junior amateur. Les résultats (une deuxième et une troisième place pour débuter la semaine, puis une quatrième sur 20 cavaliers lors du Grand Prix, le dimanche) montrent que l’adaptation de Jérémie à cette nouvelle hauteur s’est faite en douceur.« Si mon entraîneur m’a suggéré de tenter ma chance à 1,20 mètre, c’est qu’il croyait en mes capacités. J’ai gagné en maturité et en force physique, donc je me sentais prêt », raconte l’étudiant de troisième secondaire dans le programme international de l’école secondaire Saint-Joseph.

Une première à Bromont

À peine quelques jours plus tard, Jérémie et son étalon prenaient la direction des Internationaux de Bromont pour une épreuve tenue à l’ancien parc olympique. Pour la première fois depuis ses débuts en équitation, le cavalier maskoutain s’est élancé sur un parcours olympique conçu par un dessinateur réputé internationalement.

« C’était une étape majeure dans ma progression. J’étais nerveux car c’était mon premier ring international. La distance entre les sauts et la façon dont sont dessinés les tournants rendaient le parcours beaucoup plus technique que ceux auxquels j’étais habitué », note-t-il.Souvent confronté à des adversaires de trois à quatre ans plus âgés que lui, les succès récoltés par Jérémie l’ont néanmoins amené à se tailler une place parmi le top-10 des cavaliers au niveau provincial. Ces dernières semaines, il a aussi été admis au sein du programme de développement de l’excellence de la Fédération équestre du Québec.« Pour l’instant, c’est surtout une reconnaissance de mes efforts. C’est un statut que peu de cavaliers reçoivent. À long terme par contre, ça pourrait m’amener un soutien financier intéressant qui m’aiderait entre autres à aller compétitionner aux États-Unis », nuance-t-il.

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