17 décembre 2015
Un casse-noisette moderne et élégant
Par: Alice De guise
Un casse-noisette moderne et élégant

Un casse-noisette moderne et élégant

François Larivière | Le Courrier ©

François Larivière | Le Courrier ©

C’est sous la direction artistique d’Eddy Toussaint, fondateur des Ballets Jazz de Montréal et pro

Publicité
Activer le son

La formule de ce Casse-Noisette consistait à rassembler certains danseurs professionnels du grand chorégraphe aux élèves de Louise Labrecque, professeure de danse à l’École secondaire ­Saint-Joseph et propriétaire de l’Académie de Ballet Classique Louise Labrecque. Cette collaboration exceptionnelle a porté ses fruits puisque c’est devant une salle comble que les danseurs se sont produits.

Parmi les deux solistes, on ­retrouvait la jeune Maskoutaine Alexandra Chartier. Cette dernière a eu la chance d’incarner la magnifique Reine des neiges. La ballerine, à peine âgée de 15 ans, a époustouflé les spectateurs par son élégance et sa grâce. Eddy Toussaint, a tellement été touché par sa beauté et son talent qu’il a décidé de la prendre sous son aile.

Dès l’âge de huit ans, elle a été retenue à plusieurs reprises par les Grands Ballets Canadiens pour participer au Casse-Noisette qui se produit depuis 50 ans à la Place des Arts. De plus, en 2014, elle a su se démarquer lors des auditions pour le ballet Paquita, qui a été présenté par les Grands Ballets Canadiens en collaboration avec le Ballet de l’Opéra de Paris. La jeune danseuse est donc assurément à surveiller.

« Ce fut une chance inestimable pour mes élèves de travailler avec un professionnel tel qu’Eddy Toussaint. Ils ont pu voir ­comment travaillent des danseurs de haut niveau. Cette expérience a été des plus enrichissantes pour eux. Lorsque nous répétions lors de la générale, les tout-petits ­ressemblaient réellement à des anges tant leurs visages étaient éblouis par leur présence », ­souligne Louise Labrecque.

L’objectif visé par ce spectacle était de rendre le classique plus abordable et accessible pour tous. Puisque Casse-Noisette est, de prime abord, un conte, le ballet est alors perçu d’une façon moins ­rigide et plus ludique. « Nous ­souhaitions faire redécouvrir le ballet à la population. De plus, nous voulions, Eddy et moi, favoriser l’accès à ce type de danse en région, puisque les grandes compagnies de ballet se trouvent, en grande majorité, à Montréal et dans les grands centres. Je crois sincèrement que notre objectif a été atteint », ­précise Mme Labrecque.

Mme Labrecque et M. Toussaint n’écartent pas la possibilité de ­répéter l’expérience l’année ­prochaine.

image