2 mai 2013
Saint-Louis
Un contexte politique particulier
Par: Martin Bourassa
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Faut quand même qu’elle soit fait forte et qu’elle aime le trouble.

Qui ça? Doris Gosselin, la mairesse de Saint-Louis, celle qui jongle sérieusement à l’idée de se représenter aux élections de novembre.Le diable est aux vaches depuis l’élection de novembre 2009 dans ce petit village de 779 habitants aux frontières de la MRC Les Maskoutains. Un village qui de toute évidence semble partagé entre deux ou trois clans. Il y aurait d’un bord les sympathisants de l’ancienne administration de l’ex-maire Gaétan Lavallée, qui a régné sur Saint-Louis pendant plus de 30 ans; de l’autre le clan de la mairesse Gosselin.Entre ces deux feux nourris, peut-être aussi des gens qui sont indifférents aux chicanes et à la politique municipale. Mais dans un petit village où tout le monde se connaît, afficher ouvertement son indifférence est un exploit rare.Toujours est-il que depuis l’élection de Mme Gosselin, nous recevons régulièrement au COURRIER des informations contradictoires provenant de Saint-Louis. Des informations généralement biaisées d’un camp ou de l’autre et difficilement vérifiables puisqu’elles reposent habituellement sur du ouï-dire ou des perceptions.Dans un tel contexte, la prudence est de mise.La Commission municipale du Québec (CMQ) l’a elle-même constaté quand elle a été appelée à se prononcer sur des allégations de conflits d’intérêts à l’endroit d’un conseiller impliqué dans l’organisation du Festival country, allégations qui ont été rejetées. Mais le constat de la CMQ a été clair, net et précis.« La Commission constate que cette demande d’enquête s’inscrit dans un contexte politique particulier, animé par des conflits de personnalités importants et de l’incompréhension entre certains élus de la municipalité. »Plus particulier que ça comme contexte politique, tu meurs!Si la Commission constate l’évidence qui saute aux yeux depuis quatre ans, il y a lieu de faire davantage encore. Il faut la déplorer et mettre un terme à ses chicanes stériles.Y aurait-il lieu d’imposer une tutelle à Saint-Louis? Trop tard. Et de toute façon, malgré les dérapages, la municipalité semble encore fonctionner.Il y aurait sans doute lieu cependant d’y déléguer un observateur neutre et bien informé en matière de gouvernance municipale, de décorum et de savoir-vivre, question de calmer un peu les esprits avant une campagne électorale qui s’annonce rude et sans aucun doute peu édifiante. Le plus triste, c’est qu’il est loin d’être assuré que les résultats de la prochaine élection permettront de calmer les esprits et de ramener un peu de sens commun, de quiétude et de bon sens tout court au bureau municipal.Ce sera cependant la seule chance pour la majorité silencieuse de Saint-Louis de se faire entendre à travers tout ce brouhaha.

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