29 août 2019
Hôpital Honoré-Mercier
Un contrat de 42,4 M$ pour refaire l’urgence
Par: Benoît Lapierre

Les parties colorées correspondent aux espaces qui seront ajoutés à l’urgence de l’hôpital Honoré-Mercier, soit 6516 m2 au total, sur deux étages (sous-sol et rez-de-chaussée).

Autorisé en décembre 2016 par Gaétan Barrette, alors ministre de la Santé, le projet d’agrandissement et de réaménagement de l’urgence de l’hôpital Honoré-Mercier pourra finalement démarrer, deux ans et demi plus tard. Les travaux seront exécutés par l’entrepreneur général Pomerleau, de Lévis, à qui le gouvernement vient d’accorder un contrat de 42 429 312 $.

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Celui-ci correspond très exactement au montant de la soumission présentée par Pomerleau, laquelle s’est avérée la plus basse des trois propositions soumises à la Société québécoise des infrastructures (SQI) à la suite de son appel d’offres du 5 mars 2019.

À l’ouverture des soumissions, le 16 avril, le Groupe Decarel, de Westmount, s’est retrouvé derrière Pomerleau quant au prix avec son offre de 46 295 000 $, tandis que la firme Entreprise de Construction TEQ, de Montréal, a glissé au troisième rang avec une soumission de 47 698 800 $.

Il se sera donc écoulé un peu plus de trois mois entre l’ouverture des soumissions et l’octroi du contrat, confirmé le 25 juillet sur le site du Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec. Au moment de l’annonce du ministre Barrette, fin 2016, les autorités prévoyaient un lancement de projet en 2018 pour des travaux échelonnés sur deux ans, avec livraison à l’automne 2020.

Mais rien ne s’est fait au cours de l’année 2018 et, au mois de décembre, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) a confirmé que la fin des travaux à l’urgence n’aurait pas lieu avant le printemps 2021. Cependant, on visait alors un octroi de contrat au mois de mai 2019, et non pas à la fin juillet, de sorte qu’il faudra sans doute ajouter quelques mois à la dernière prévision.

Le coût maximal du projet avait été estimé à 45,3 M$ en décembre 2016, puis à 47,3 M$ en décembre 2018. La soumission de Pomerleau s’avère donc inférieure à la dernière prévision du budget global de près de 5 M$, mais il faut considérer que des contrats totalisant 2 887 184 $ ont déjà été octroyés dans le dossier en services professionnels. Voilà qui porte pour le moment le coût total du projet à 45 316 496 $, ce qui laisse une marge de manœuvre d’environ 2 M$ par rapport à la plus récente prévision.

L’agrandissement sera réalisé sur deux étages – sous-sol et rez-de-chaussée – du côté nord du pavillon Honoré-Mercier, à même un espace gazonné et un stationnement de 75 cases. Ce sont 6516 m2 qui seront ajoutés pour loger la nouvelle urgence, ce qui correspond à trois fois la taille de l’urgence actuelle, tandis qu’un espace de 1345 m2 sera réaménagé. Outre l’aire d’accueil et de triage, la nouvelle partie abritera une aire d’observation de 26 civières, une aire de choc de quatre civières, une aire de soutien aux familles, de même qu’une aire ambulatoire comprenant huit salles d’examen : cinq polyvalentes, une pour l’oto-rhino-laryngologie, une pour la gynécologie et une aménagée pour les cas d’agression sexuelle.

À cela s’ajouteront une salle de plâtre, une zone d’évaluation rapide de huit fauteuils et une salle de chirurgie mineure. Un garage pour ambulances comportant quatre places est aussi prévu, tandis que les salles mécaniques et les espaces de rangement seront regroupés au sous-sol. Quant à la zone réaménagée, elle accueillera principalement la médecine de jour, l’aire clinico-administrative, l’aire de soutien du personnel et l’aire de soutien technique.

L’octroi du contrat à l’entrepreneur général étant tout récent, il faudra sans doute patienter un peu avant de savoir précisément à quel moment les travaux seront lancés, dix ans après la première demande d’agrandissement. En décembre 2018, le CISSSME avait annoncé une amorce des travaux à l’automne 2019, le début de la construction de la nouvelle urgence en janvier 2020 en vue d’une mise en service à l’été 2021, puis au début de 2022 dans le cas de la médecine de jour. L’appel d’offres aux entrepreneurs généraux précisait que les travaux requis devaient être réalisés en 138 semaines, une fois démarrés.

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