5 mars 2015
Un défi relevé avec brio et profits
Par: Maxime Prévost Durand

Il y a 10 ans jour pour jour (c’était un 5 mars), la 40

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Le président des Jeux d’hiver de Saint-Hyacinthe, Jean Bédard, et le directeur général, Jean-Claude Ladouceur, sont toujours ­habités par le même sentiment 10 ans plus tard : la fierté.

La fierté d’avoir tenu les Jeux du Québec pour la première fois à Saint-Hyacinthe, d’en avoir fait un franc succès et de constater, ­encore aujourd’hui, les retombées de cet événement d’envergure.

« C’est l’une des meilleures réalisations de ma vie », disait Jean Bédard en 2005. Et 10 ans plus tard, cette affirmation lui colle toujours. « Ça a été un travail de longue ­haleine, mais si c’était à recommencer, j’embarquerais à nouveau ­demain matin. Ce fut une super belle ­expérience. On voulait être les meilleurs et on a livré la marchandise. »

« Je ne connais personne qui a été déçu des Jeux », ajoute Jean-Claude Ladouceur.

Une longue attente

Pourquoi a-t-on attendu aussi longtemps avant que les Jeux du Québec ne ­s’arrêtent à Saint-Hyacinthe? C’est la question que ­plusieurs se posaient à l’époque.

« Il y avait déjà eu des tentatives avant, mais [Saint-Hyacinthe] n’avait jamais ­déposé de candidature », souligne Jean-Claude Ladouceur, qui travaillait aux ­services des Loisirs de la Ville de Saint-Hyacinthe à l’époque.

« Quand les gens du sport à la Ville se sont demandé pourquoi on n’avait ­jamais eu les Jeux, j’ai proposé de vérifier auprès des gens du milieu pour savoir s’ils étaient intéressés. Et ça a été unanime. C’est là que tout s’est enclenché. »

Les astres se sont alignés pour Saint-­Hyacinthe lorsque Rouyn-Noranda et ­Valleyfield, deux villes qui avaient ­démontré un intérêt envers la 40e Finale des Jeux, n’ont finalement pas soumis leur candidature, laissant le champ libre à la région maskoutaine.

Un succès financier

« Beaucoup de Jeux du Québec n’ont pas levé fort. On ne le crie pas sur tous les toits parce que c’est une fête et on est content d’y être, mais derrière tout ça il n’y a pas que des grands succès. Mais à Saint-Hyacinthe, ça a été un grand succès », estime Jean-Claude Ladouceur, qui a vécu de nombreux Jeux en tant qu’entraîneur ou encore comme chef de mission de la ­région Richelieu-Yamaska.

Ce succès s’est traduit par des retombées de plus de 100 000 $ dans la région au terme des Jeux. Un montant de 50 000 $ avait été remis à l’organisme Jeunes en santé et deux sommes de 25 000 $ avaient été offertes à Saint-Hyacinthe Élite et à la Cité des jeunes.

Sans les commanditaires, rien de tout ça n’aurait été possible. Et sans Réal ­Laflamme, très impliqué sur le plan ­financier, de ­nombreux commanditaires n’auraient peut-être pas sauté dans l’aventure.

« Réal Laflamme a été « la » personne au ­niveau financier. C’est un agriculteur de Saint-Hyacinthe. Je ne le connaissais pas du tout, mais il était « pluggé » partout dans le monde agroalimentaire! Que ce soit chez Olymel, Saputo, Agropur, à l’UPA ou au ministère de l’Agriculture, il connaissait tout le monde », se souvient M. Ladouceur.

Son implication aura joué un rôle clé dans le financement. « Ça nous a permis d’aller chercher des commanditaires nationaux », ajoute M. Bédard.

10 ans plus tard…

Après avoir connu un tel succès, serait-il possible pour Saint-Hyacinthe de ­reproduire, dix ans plus tard, un événement d’une telle envergure? Autant Jean Bédard que Jean-Claude Ladouceur en sont convaincus.

« Saint-Hyacinthe a tout ce qu’il faut pour refaire les Jeux du Québec. Elle a la taille parfaite et les infrastructures sont là. C’est une ville où les gens se parlent beaucoup et une des clés [pour connaître du succès], c’est que tout le monde soit ensemble », affirme celui qui était président du comité organisateur en 2005.

Le directeur général de la 40e Finale des Jeux abonde dans le même sens. « Je suis certain que si on tenait les Jeux du Québec l’été, voire même les Jeux du Canada, en tant que ­communauté, on serait capable de le faire. »

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