10 mai 2012
Violence à l'école Casavant
Un élève battu devant ses collègues de classe
Par: Le Courrier
Un élève de l'école Casavant a été victime de violence la semaine dernière.

Un élève de l'école Casavant a été victime de violence la semaine dernière.

Un élève de troisième secondaire de l’école Casavant a été battu, la semaine dernière, alors qu’il se trouvait dans les vestiaires du gymnase en marge d’un cours d’éducation physique. Pis encore, son agresseur a été payé par d’autres élèves pour s’exécuter et certains de ses collègues de classe ont filmé la scène avec leur téléphone mobile.

L’incident est survenu le 1 er mai, mais la direction de l’école a été mise au parfum seulement deux jours plus tard. Elle a réagi promptement en rencontrant tous les élèves du groupe classe concerné et en suspendant sur-le-champ l’agresseur et les quatre complices pour cinq jours, soit la période maximale permise par la Loi.

Il a depuis été convenu que l’agresseur serait renvoyé de l’école et que les autres dossiers seraient examinés. D’autres renvois ne sont pas exclus. Les parents de la victime ont d’ailleurs porté plainte à la Sûreté du Québec, qui a ouvert une enquête. Selon les informations obtenues par d’autres élèves, l’agresseur se serait vu promettre quelques dollars – certains parlent de 5 $, d’autres de 20 $ – pour s’en prendre à la victime.La situation était suffisamment préoccupante pour qu’un service d’aide dispensé par des professionnels soit offert à tous les élèves qui en ressentaient le besoin.Le jeune homme tente pour sa part de réintégrer les classes ces jours-ci. Selon la direction, il n’était pas un agitateur et n’avait jamais laissé paraître qu’il était victime d’intimidation.« On fait tout en notre possible pour faciliter la vie à tous les élèves et particulièrement à la victime. On veut que tous les élèves sachent qu’il y a des gens pour les aider à réagir à la situation. Il peut y avoir tellement de conséquences sur la motivation, la persévérance scolaire, les résultats », a témoigné le directeur Sylvain Fugère. « On parle d’un acte de violence prémédité dans des circonstances troublantes, a établi M. Fugère. Mais cela demeure un acte isolé, tel qu’on n’en avait jamais vu avant à l’école Casavant. Nous avons réagi en envoyant un message clair et fort que chez nous, la violence est inacceptable. »

Des cas isolés

Rappelons que le 17 avril, un élève de cinquième année à l’école Saint-Sacrement avait été battu à coups de dictionnaire en pleine classe. Il s’était retrouvé au Centre hospitalier Honoré-Mercier après avoir perdu conscience.

Devant ce nouveau cas d’intimidation, la Commission scolaire assure que les cadres mis en place pour lutter contre la violence sont efficaces. « On ne peut pas parler d’un constat d’échec. Les solutions proposées fonctionnent, mais il y a des cas isolés qui doivent être traités comme tel avec des mesures particulières qui montrent hors de tout doute aux élèves qu’aucune forme de violence ne sera tolérée », a assuré Geneviève Mathieu, conseillère en communication à la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.L’école secondaire Casavant est d’ailleurs proactive en la matière. Ses élèves ont récemment réalisé des vidéos sur les problématiques qu’ils peuvent vivre à l’école, dont plusieurs portaient sur l’intimidation et la violence. Ils ont même participé à l’organisation d’une journée de sensibilisation où tous les groupes ont assisté à une conférence de Jasmin Roy. En soirée, les élèves accueillaient les parents à la même conférence avec leurs projets contre la violence.

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