26 janvier 2017
Un espace public à préserver
Par: Le Courrier

Monsieur Pierre Bornais

Journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe

Monsieur,

J’appuie sans réserve et en tout point vos propos émis dans la Carte Blanche du 12 janvier, « Une vraie solution? ».

Publicité
Activer le son

Le terrain occupé actuellement par un stationnement à côté du Centre des arts Juliette-Lassonde, sur lequel est projetée la construction d’une « tour pour ainés », est un des rares qui appartient encore aux citoyens et il doit continuer d’en être ainsi. Ce lieu a une valeur collective inestimable : au cœur d’un centre-ville et qui plus est, au bord d’une rivière, chargé d’histoire et riche d’avenir, c’est un trésor à protéger.

Évidemment, un site aussi avantageusement localisé pourrait éventuellement changer de vocation afin que les citoyens puissent profiter de son plein potentiel. Nous remercions ceux qui cherchaient, avec ce projet de vente partielle, à en améliorer l’utilisation, à contribuer ainsi à la dynamisation de notre centre-ville et à l’essor de notre ville tout en jonglant avec les impératifs budgétaires. 

Mais le prix à payer est ici trop élevé. En vendre, ne serait-ce qu’une parcelle, serait sacrifier une des richesses de notre patrimoine. Le patrimoine que nous devons reconnaitre et conserver pour les générations futures ne se limite pas aux bâtiments et objets. Il est aussi constitué d’espaces, de paysages, d’ambiances.

La lecture de l’ouvrage de l’architecte Pierre Thibault et du journaliste François Cardinal « Et si la beauté rendait heureux », nous convainc, si ça n’est déjà fait, de l’importance de miser sur l’aménagement de l’espace public pour améliorer le bien-être des citoyens et conséquemment, la prospérité d’une communauté. L’exemple de Copenhague, qui l’a réussi avec des moyens modestes, est éloquent et devrait nous inspirer.

Continuons de réfléchir ensemble?

image