18 juin 2020
Bilan annuel de Saint-Hyacinthe Technopole
Un gain net de 405 emplois dans le secteur industriel
Par: Jean-Luc Lorry

La construction d’une nouvelle meunerie dans le parc industriel Théo-Phénix a permis la création de 45 nouveaux emplois en 2019. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le secteur manufacturier maskoutain s’est démarqué en 2019, selon le bilan économique annuel dressé par Saint-Hyacinthe Technopole. L’an dernier, il s’est créé 627 emplois dans le secteur industriel, comparativement à 222 abolitions de postes, soit un gain net de 405 emplois.

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Les investissements réalisés dans le secteur manufacturier à Saint-Hyacinthe ont totalisé 172,5 M$, une augmentation de 8,5 % par rapport à 2018 (159 M$).

« Ce chiffre reflète la santé de notre économie manufacturière et la volonté de nos industriels d’investir dans l’avenir en maximisant leur parc d’équipements », a commenté André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

Le secteur de la biotechnologie et de l’agroalimentaire est toujours le fer de lance régional puisque 77 % des investissements industriels ont été réalisés dans ce domaine.

Fin mai 2019, une nouvelle meunerie a été inaugurée dans le parc Théo-Phénix. Cette usine dotée des dernières innovations technologiques a une capacité de production annuelle de 240 000 tonnes de moulée, destinées au secteur porcin et à celui de la volaille.

Pour concrétiser ce projet industriel, l’entreprise agricole québécoise B. Paquette s’est associée avec Trouw Nutrition Canada (filiale du géant néerlandais Nutreco, qui est spécialisé en nutrition animale). Les deux partenaires ont appelé le nouveau centre de production Meunerie Trivia.

Le Guide des entreprises manufacturières de Saint-Hyacinthe, qui est mis à jour annuellement par l’équipe de Saint-Hyacinthe Technopole, fait état de la création de 45 nouveaux emplois à la Meunerie Trivia.

« Nous sommes confiants pour le futur concernant le secteur manufacturier. Il s’agit du secteur économique qui présente les plus belles perspectives de relance avec des annonces qui auront lieu en 2021 », a indiqué André Barnabé.

Prévue en avril au centre de congrès, la présentation du bilan économique annuelle a eu lieu en mode virtuel. « Toutes nos entreprises ont été affectées par la pandémie. À l’heure où le déconfinement est bien amorcé, nous jugeons approprié de présenter maintenant les données de 2019 », a souligné André Barnabé.

Moins d’investissements commerciaux

Le secteur commercial a connu une diminution significative des investissements en 2019 (14,3 M$), comparativement à l’année précédente (26,4 M$)

« L’annonce du futur centre de congrès avait entraîné une vague d’investissements dans le secteur commercial maskoutain en 2018. Je fais référence au supermarché Super C et à des restaurants comme la Rôtisserie St-Hubert et à La Cage Brasserie sportive. Je pense que ce chiffre [14,3 M$] n’est pas dramatique dans un contexte d’investissements réguliers avec un taux d’occupation des espaces commerciaux de presque 92 % », a mentionné M. Barnabé.

Sur le plan touristique, la région continue d’attirer des congressistes puisque Saint-Hyacinthe Technopole a compilé 123 congrès et activités majeures tenues en 2019, soit une augmentation de 42 % comparativement à 2018.

À l’hôtel Sheraton, un établissement intégré au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe, 22 350 nuitées ont été réservées, une augmentation de 50 %. « Ces chiffres démontrent la justesse de cet investissement [centre de congrès municipal] concernant la relance du tourisme d’affaires. Nous pouvons donc dire mission accomplie », a-t-il lancé.

Par contre, le tourisme d’agrément a perdu des plumes dans la région maskoutaine puisque l’on dénombre 770 000 visiteurs, soit 30 % de moins qu’en 2018.

André Barnabé considère que le secteur touristique aura beaucoup de difficulté à se relever de la crise sanitaire. « Le tourisme d’affaires et celui d’agrément sont deux secteurs qui seront fortement affectés par la pandémie. Les impacts seront majeurs pour le milieu de la restauration qui en dépend », a conclu le directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

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