29 août 2019
Faculté de médecine vétérinaire
Un groupe d’étudiants à la rescoussedes étoiles de mer
Par: Jean-Luc Lorry

Sur la photo de gauche à droite, Ariane Gagnon-Francoeur et May-Anne Gosselin, la première vient d’obtenir son diplôme de la Faculté de médecine vétérinaire et la seconde est à sa 4e année d’études. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le syndrome de dépérissement des étoiles de mer a déjà décimé plus de 80 % des individus de certaines espèces. Photo gracieuseté

Un groupe d’étudiants de la Faculté de médecine vétérinaire (FMV) de Saint-Hyacinthe a pris cette semaine la direction du golfe de Californie au Mexique, aussi connu sous le nom de mer de Cortés, pour étudier le syndrome de dépérissement des étoiles de mer.

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Fraîchement diplômée, Ariane Gagnon-Francoeur et May-Anne Gosselin, étudiante en 4e année, font partie des 12 étudiants qui participent du 25 août au 1er septembre à ce projet de recherche.

« L’objectif de ce voyage est de recenser le nombre d’étoiles de mer et d’oursins présents dans les zones que nous avons ciblées. Nous voulons identifier les animaux affectés par cette maladie », précise en entrevue au COURRIER May-Anne Gosselin, étudiante à la FMV.

Les étoiles de mer sont les prédateurs naturels des oursins. Une baisse significative des étoiles de mer a pour effet une augmentation soudaine de la population d’oursins. Consommateur de coraux, les oursins compromettent ainsi l’écosystème des récifs coralliens.

Le syndrome de dépérissement des étoiles de mer affecte ces animaux marins qui vivent sur la côte ouest de l’Amérique du Nord.

« Les étoiles de mer atteintes présentent des lésions en surface et meurent. Cette maladie a décimé plus de 80 % des individus de certaines espèces », peut-on lire dans le document de présentation du projet.

La cause de cette maladie demeure inconnue. Selon les deux étudiantes, l’un des facteurs pourrait être le réchauffement des eaux où ces étoiles de mer évoluent.

« Pour atteindre les différents sites de plongée, nous utiliserons un bateau scientifique sur lequel toute l’équipe restera le temps du projet », mentionne Ariane Gagnon-Francoeur. Ce projet scientifique s’est concrétisé grâce à l’implication de la professeure Michèle Doucet, une vétérinaire qui s’est déjà rendue à la mer de Cortés, et de la Dre Claire Grosset, clinicienne spécialisée en animaux exotiques et vétérinaire à l’Aquarium du Québec.

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