13 février 2020
carte blanche
Un manque de communication?
Par: Pierre Bornais
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Le projet était novateur et fort intéressant puisqu’en plus de régler le problème endémique de certaines matières résiduelles, on en ferait un produit utile. À grand renfort de subventions et d’investissements municipaux, on a mis en place une usine de production de gaz naturel. Mais – car il y avait un mais – le talon d’Achille de toute l’affaire était la participation totale des fournisseurs de matières premières, les citoyens.

Avec le bac brun, on recueillerait tous les résidus admissibles, pour produire sur place un gaz naturel pouvant alimenter aussi bien les véhicules que les besoins en énergie. Tout cela a demandé du temps et des efforts considérables pour espérer atteindre les résultats escomptés et tirer ainsi profit de ce qui n’était qu’une nuisance dont il fallait se départir à gros prix.

Les difficultés techniques enregistrées au cours du développement n’ont certes pas aidé les responsables de ce projet. Une certaine réalité a pris forme qui mettait en péril le succès de l’entreprise; les citoyens n’avaient pas compris que les matières admissibles étaient identifiées et limitées. Alors, on y mettait de tout ou presque! Sans tenir compte de tous les avis demandant de se limiter aux résidus pouvant faire l’objet du traitement pour produire le gaz naturel et éviter l’enfouissement à grands frais.

Les quelques informations fournies n’étaient pas de nature suffisante, de toute évidence, pour susciter l’attention, ou même la participation de la population. Aurait-il été nécessaire de créer une « police des bacs bruns » afin de trouver les contrevenants et les ramener à la raison? Maintenant que le petit bac brun ne semble pas promis à un bel avenir, il faudra assumer les conséquences de ces habitudes et s’attendre à payer plus cher ce service.

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