12 avril 2018
carte blanche
Un manque de transparence?
Par: Pierre Bornais
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Ainsi, la construction d’un tunnel évitant le passage à niveau du Grand Rang rendrait « inévitable » la fermeture totale de cette voie, créant un double cul-de-sac. Ce serait même une exigence réglementaire du CN, selon l’administration municipale. Mais cela ne semble pas aussi évident qu’on veut le faire croire.

Dans l’édition du 28 mars, le journaliste du Courrier démontre clairement que les études contredisent cette affirmation puisqu’il était question, en 2005, d’une option; laquelle est devenue une « nécessité » dans une révision en 2012.

Pour une large partie de la population maskoutaine, il s’agit peut-être d’un enjeu secondaire dans le développement du territoire, mais pour les utilisateurs, il en va autrement.

Pour avoir résidé durant 42 ans sur le Grand Rang, je suis en mesure de comprendre et d’apprécier l’importance de cette voie d’accès plus que centenaire et de comprendre l’opposition manifestée notamment par le milieu agricole pour qui il s’agit d’une voie importante pour accéder aux champs de culture situés de part et d’autre de celle-ci.

Les ambitions de la Ville à l’effet d’atteindre le plateau des 60 000 habitants sont fort louables, mais cette croissance doit se faire sans créer de nouvelles enclaves artificielles.

Les obstacles que constituent l’autoroute Jean-Lesage et la rivière Yamaska sont déjà contraignants, sans oublier l’absence relative d’accès du côté de Saint-Pie et Saint-Damase. Avec les travaux à venir sur le pont de Douville et la rue Saint-Pierre, tout le monde sera en mesure de mieux mesurer l’ampleur de ces contraintes.

Pour éviter toute confusion, il est de la responsabilité de la Ville de prévoir et de faire preuve d’une transparence totale concernant l’aménagement de son territoire. 

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