3 octobre 2019
Un parc en l’honneur du Royal 22e Régiment
Par: Jean-Luc Lorry

Sur la photo, de gauche à droite, Benoit Chartier, lieutenant-colonel honoraire du 6e Bataillon Royal 22e Régiment; Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe; Gervais Carpentier, brigadier-général (commandant de la 2e Division du Canada); et Steve Hétu, lieutenant-colonel (commandant du 6e Bataillon Royal 22e Régiment). Photos François Larivière | Le Courrier ©

De nombreux vétérans des Forces armées canadiennes ont tenu à participer à l’inauguration du parc commémoratif, dont Gilles Lussier assis au centre.

Plusieurs élus municipaux de la Ville de Saint-Hyacinthe étaient sur place pour admirer l’aboutissement de ce projet grandiose en l’honneur du Royal 22e Régiment.

La Ville de Saint-Hyacinthe compte un nouveau parc sur son territoire. Situé en bordure de l’avenue Sainte-Anne, en arrière du Manège militaire, ce parc commémoratif est dédié au Royal 22e Régiment.

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Cet espace se veut à la fois un lieu de détente, de recueillement et de mémoire en l’honneur des militaires canadiens engagés sur les champs de bataille depuis la création du Royal 22e Régiment le 14 octobre 1914. La cérémonie militaire pour l’inauguration du parc s’est tenue samedi matin en présence de nombreux gradés, de représentants de la Ville, des deux députées et d’une formation musicale de circonstance.

« Ce parc commémoratif sera à jamais le témoin vibrant de la reconnaissance des Maskoutains à l’égard de l’engagement et de la contribution exceptionnelle des générations de soldats qui ont porté fièrement les couleurs du Royal 22e Régiment », a déclaré Benoit Chartier, lieutenant-colonel honoraire du 6e Bataillon Royal 22e Régiment.

M. Chartier a également souligné « l’engagement et l’implication exceptionnels » de la Ville de Saint-Hyacinthe dans cette réalisation. « Dès la première heure, soit au printemps 2014, les autorités municipales ont cru à la pertinence du projet qui visait au départ à souligner comme il se doit le centième anniversaire du Royal 22e Régiment », a souligné M. Chartier.

Le parc représente un investissement de 539 000 $. Pour concrétiser ce projet, la Ville avait reçu gratuitement un terrain appartenant au ministère de la Défense nationale. Ce même ministère a soutenu financièrement la création de cet aménagement en octroyant à la Ville une somme de 60 000 $.

« Ce parc retrace l’histoire de ce bataillon qui a participé lors de la Première Guerre mondiale à la bataille de la Somme et à celle de Flers-Courcelette. Cet espace commémore également les interventions plus récentes du 22e Régiment, notamment dans les opérations de maintien de la paix et d’aide humanitaire », a rappelé Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe.

Fierté militaire

Haut gradé de l’armée canadienne, le brigadier-général Gervais Carpentier, commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est), participait à cette cérémonie militaire. « L’inauguration de ce parc démontre bien les liens solides qui existent entre les Forces armées, les membres de la réserve et la population que l’on représente », a indiqué M. Carpentier en entrevue au COURRIER.

Après la cérémonie, le lieutenant-colonel Steve Hétu, qui occupe la fonction de commandant du 6e Bataillon Royal 22e Régiment, s’est dit impressionné par le résultat final. « Je suis au régiment depuis 1986 et cela me fait chaud au cœur de découvrir ce parc. Que la Ville ait investi autant d’argent pour commémorer mon régiment, j’en suis très fier et très heureux. La hauteur de ma satisfaction est aussi élevée que la stèle qui a été installée dans le parc », a mentionné le lieutenant-colonel Hétu. Sur cette stèle, on peut y lire un poème anonyme ponctué de la devise du Royal 22e Régiment « Je me souviens ».

Âgé de 93 ans, Gilles Lussier, qui est l’un des derniers vétérans de la Seconde Guerre mondiale, était honoré d’assister à l’inauguration de ce parc hautement symbolique pour lui. « En février 1944, je suis partie comme soldat en l’Angleterre où l’on m’avait transféré dans l’infanterie. Par la suite, j’ai servi au Régiment de Maisonneuve », a raconté M. Lussier au représentant du COURRIER.

Lors du conflit, Gilles Lussier avait traversé la France, puis gagné la Belgique et enfin l’Allemagne où il avait été blessé. Il est retourné au Canada en juin 1945.

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