2 juillet 2015
Gestion des matières résiduelles
Un Plan 2015 dans la continuité
Par: Benoit Lapierre

La version révisée du Plan conjoint de gestion des matières résiduelles des MRC d’Acton et des Maskoutains (PCGMR) de 2004 ne changera rien, ou presque, à ce qui a été mis en place par la Régie intermunicipale au fil des ans.

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Les mesures ajoutées au PCGMR 2015 sont essentiellement didactiques. Elles reposent sur la promotion des règles de base en gestion environnementale, les 3R-V : la réduction des déchets à la source, le réemploi, le recyclage et la valorisation. Le Plan révisé 2015, une brique de quelque 500 pages, vient d’être adopté par le conseil des maires des deux MRC. « Nous avons pris l’ancien PCGMR et nous l’avons actualisé. En faisant le point, on a réalisé qu’on avait parcouru beaucoup de chemin par rapport à ce qui s’est fait dans d’autres MRC », a indiqué le directeur général de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains, Réjean Pion.

Après la collecte sélective, c’est l’instauration des collectes des matières organiques et la mise en place d’un programme régional de vidange des installations septiques qui constituent à ses yeux les grandes réalisations de la Régie au cours des dernières années.

« La collecte à trois voies et la biométhanisation des matières organiques suscitent beaucoup d’intérêt dans les villes. Nous recevons constamment des délégations qui viennent voir ce qui se fait à Saint-Hyacinthe », a souligné M. Pion.

La Régie considère que les installations de récupération desservant son territoire peuvent répondre à ses besoins à long terme et lui permettre d’atteindre le grand objectif gouvernemental, soit un taux de récupération des matières recyclables de 70 %. En 2013, signale-t-on dans le PCGMR, 20 187 tonnes de matières recyclables ont été récupérées dans les deux MRC sur une possibilité de 38 306 tonnes, ce qui représente un taux de récupération de 53 %. C’est par l’éducation que la Régie tentera maintenant d’améliorer ses statistiques et d’atteindre le seuil des 70 %, soit 26 814 tonnes de matières recyclables récupérées.

« La publicité négative des dernières années à l’égard des plastiques, du verre et du recyclage en général a pu contribuer à un relâchement de l’intérêt d’une partie de la population et il devient important de rassurer et de motiver chaque citoyen », mentionne-t-on dans le PCGMR pour expliquer les orientations de la Régie.

Écocentre et bureaux

Concrètement, la Régie ne prévoit pas, dans l’immédiat du moins, apporter de grands changements dans ses services actuels. Elle devait, par exemple, examiner la possibilité d’augmenter la fréquence de la collecte des matières recyclables à une fois par semaine, mais cette hypothèse a été abandonnée. M. Pion a expliqué que l’ajout d’une collecte ne permettrait aucun gain au plan environnemental, considérant aussi l’effet négatif du carburant consommé par les camions affectés à la collecte. La bonification de l’offre de service aux multilogements est toutefois envisagée.

Au plan des infrastructures, les seules améliorations importantes se produiront probablement à Saint-Hyacinthe d’ici deux ans, au moment de l’ouverture d’un nouvel écocentre. Il se trouvera juste à côté de l’écocentre actuel de la rue Brouillette, sur un terrain de la rue Lemire appartenant à la Ville de Saint-Hyacinthe.

M. Pion a expliqué que la Régie avait abandonné l’idée de confier la gestion de ses écocentres au secteur privé, et qu’elle enclenchait dès maintenant le processus devant mener à la création du nouvel écocentre de Saint-Hyacinthe. Cependant, comme l’emplacement choisi est celui de l’ancien dépotoir de l’ex-municipalité de Saint-Jopeph, il a précisé que des analyses devaient être effectuées pour vérifier si du biogaz s’échappait encore des déchets empilés jadis à cet endroit.

Le projet d’écocentre pourrait prendre plus d’ampleur si la Régie décidait de déménager ses pénates au même endroit, dans un nouvel édifice. Elle loge actuellement au 2200, avenue Pratte, dans un édifice à bureaux où le siège social de la Société Olymel occupe de plus en plus d’espace. « On ne pourra pas poursuivre nos activités à cet endroit, et notre bail se termine le 31 décembre 2017. Il faudra avoir trouvé une solution avant », a souligné Réjean Pion, en révélant l’existence d’un projet de construction pour les bureaux de la Régie.

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