1 novembre 2018
Nouvel accord de libre-échange
Un producteur laitier affiche son mécontentement
Par: Jean-Luc Lorry
Le producteur laitier André Fournier. Photothèque | Le Courrier ©

Le producteur laitier André Fournier. Photothèque | Le Courrier ©

Une large remorque sert de support à plusieurs affiches installées devant une ferme laitière de la rue des Seigneurs Est. Ces affiches dénoncent la politique du gouvernement Trudeau concernant le nouvel accord de libre-échange. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Une large remorque sert de support à plusieurs affiches installées devant une ferme laitière de la rue des Seigneurs Est. Ces affiches dénoncent la politique du gouvernement Trudeau concernant le nouvel accord de libre-échange. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Producteur laitier à la retraite, le Maskoutain André Fournier ne décolère pas sur les termes du nouvel accord de libre-échange qui concèdera près de 4 % du marché canadien du lait aux agriculteurs américains.

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Au terme d’une marche de producteurs laitiers organisée le mois dernier à Granby, André Fournier a préféré ne pas remiser la remorque utilisée dans le cadre de la manifestation. Sur celle-ci, M. Fournier avait installé plusieurs affiches pour faire valoir son mécontentement.

Pour sensibiliser la population à la situation, cet agriculteur a installé sa longue remorque devant sa ferme sur la rue des Seigneurs Est.

« Je suis solidaire de mes collègues qui œuvrent en production laitière. Justin Trudeau nous a vendu aux Américains pour protéger l’industrie automobile de l’Ontario », indique André Fournier, en entrevue au COURRIER.

La ferme laitière familiale qui est située dans le district Sainte-Rosalie est aujourd’hui gérée par son fils Benoit Fournier. « J’aide mon garçon tous les jours. Le nouvel accord nous fera perdre un mois de revenu par année », déplore-t-il.

André Fournier est très impliqué dans son domaine puisqu’il siège comme administrateur à la Fédération des producteurs de lait de Montérégie-Est. Sa ferme regroupe un cheptel de 200 têtes, dont 100 vaches destinées à la traite.

Autorisation municipale

Ce producteur laitier estime ne pas avoir besoin d’une autorisation de la municipalité pour afficher ses revendications et critiques du gouvernement Trudeau.

« Nous sommes chez nous. La Ville n’est pas venue nous rencontrer pour cela », mentionne M. Fournier.

Selon la réglementation municipale en vigueur, des normes spécifiques s’appliquent aux enseignes d’opinion. Une seule enseigne est autorisée par terrain et celle-ci doit entre autres, avoir une dimension maximale d’un mètre carré. Un certificat d’autorisation est requis. 

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