26 septembre 2013
Réseau cyclable régional
Un projet de 10 millions $ mis de côté
Par: Le Courrier

Les maires de la MRC Les Maskoutains ne pousseront pas plus avant l’idée de créer un lien cyclable de 15,7 km entre la ville de Saint-Hyacinthe et les municipalités de Saint-Liboire et Upton, vers l’Est, à même l’emprise de la voie ferrée de la compagnie de chemin de fer Saint-Laurent et Atlantique (Québec).

Ils ont vite rangé le dossier sur une tablette en apprenant que le coût d’aménagement de cette piste pourrait atteindre les 10 millions $. C’est ce qui leur est expliqué dans l’étude d’avant-projet que la firme d’ingénieurs-conseils Roche a réalisée pour la MRC et dont le résultat leur a été communiqué au mois d’août.

Il y a longtemps que la MRC cherche à diversifier son offre en matière de piste cyclable. Son réseau actuel étant principalement constitué de quatre circuits sur route d’une longueur totale de 400 kilomètres. Elle souhaiterait créer une première longue voie cyclable hors route, et c’est dans ce contexte qu’un premier mandat d’un peu plus de 20 000 $ a été confié à Roche.L’étude devait porter sur le corridor ferroviaire de la Saint-Laurent et Atlantique parce que, selon des analyses préliminaires réalisées par la MRC, il s’agissait de l’axe le plus intéressant, notamment parce qu’il aboutit non loin de la Route verte (piste La Campagnarde) à Upton, dans la MRC d’Acton. « L’emprise de cette voie ferrée est très large, et la compagnie n’était pas fermée à l’idée qu’on y aménage une piste cyclable. Roche a réalisé une très bonne étude, mais à ce stade-ci, les maires ont décidé de laisser ce scénario de côté », a expliqué le directeur général de la MRC, Gabriel Michaud.Comme la voie ferrée de la compagnie Saint-Laurent et Atlantique est toujours exploitée et qu’elle le demeurera – elle est aussi utilisée par le Canadien National -, la piste cyclable projetée l’aurait longée dans la même emprise, tantôt du côté nord (12,7 kilomètres), tantôt du côté sud (trois kilomètres). Son tracé initial allait de la rue Des Seigneurs Est, à Saint-Hyacinthe, jusqu’à l’entrée de la municipalité d’Upton, en passant par Saint-Liboire. En raison de certaines contraintes trop importantes, Roche a toutefois recommandé que le segment de piste longeant la rue Des Seigneurs Est et le chemin du Raccourci jusqu’à l’avenue Guy soit retiré du tracé.Mais tout cela revêt moins d’importance aujourd’hui, maintenant qu’on sait qu’aucune piste cyclable ne sera aménagée vers Saint-Liboire dans un avenir prévisible. En tenant compte d’une marge de 30 % pour les imprévus, Roche a évalué à 10 250 000 $ ce qu’il en coûterait pour réaliser la piste en question, soit une bande asphaltée de quatre mètres de large sur fondation, pourvue d’un accotement d’un mètre de chaque côté, avec dégagement de 10 mètres entre le centre de la piste et celui de la voie ferrée.Gabriel Michaud fait remarquer que l’hypothèse qui a été soumise à Roche ne représente que l’un des scénarios envisageables sur le territoire de la MRC pour l’expansion du réseau cyclable. Et parmi ces scénarios, il y a la récupération de l’emprise du chemin de fer de la tristement célèbre compagnie Montréal, Maine et Atlantique (MMA) reliant Saint-Hyacinthe et Saint-Pie, en direction sud. « Celle-là, on ne la laissera pas passer. On veut la reprendre », assure M. Michaud.À la suite du dépôt du rapport Roche et de la décision du conseil des maires, il a annoncé que la MRC allait faire le point le 30 septembre sur le développement de son réseau cyclable.

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