8 septembre 2016
Face au Marché public
Un projet qui n’inquiète pas la SDC
Par: Benoit Lapierre
La firme Two/6263, de Dorval, propose d’ériger un édifice de six étages comportant 51 logements et trois locaux commerciaux au rez-de-chaussée. Le bâtiment fera 19 m de hauteur, soit quatre mètres de plus que la hauteur maximum autorisée dans cette zone du centre-ville. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La firme Two/6263, de Dorval, propose d’ériger un édifice de six étages comportant 51 logements et trois locaux commerciaux au rez-de-chaussée. Le bâtiment fera 19 m de hauteur, soit quatre mètres de plus que la hauteur maximum autorisée dans cette zone du centre-ville. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Bien qu’il tarde à se concrétiser, la Société de développement commercial du centre-ville (SDC) n’entend pas partir en guerre contre le projet immobilier dont la Ville de Saint-Hyacinthe souhaite la réalisation juste en face du Marché public, à l’angle de la rue des Cascades et de l’avenue St-Denis.

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Même si elle a déjà suggéré la création d’une place publique avec scène couverte comme moyen d’exploiter intelligemment cet espace devenu vacant après l’incendie du 1er janvier 2002 (édifice Cusson), la SDC considère que le projet dont LE COURRIER a exposé les grandes lignes dans son édition du 30 juin représente une alternative acceptable.

« C’est certain. L’ensemble de nos membres se sont déjà mis d’accord pour ne jamais aller à l’encontre d’un projet résidentiel et commercial à cet endroit. Il y a trop longtemps que ce terrain est vacant, et on est fatigué d’en entendre parler », a commenté le président de la SDC, François Grisé.

La firme Two/6263, de Dorval, une société de portefeuille représentée par Pascal Berthomieu, son premier actionnaire, a récemment présenté à la Ville un projet immobilier qui vise le terrain en question, maintenant propriété d’une compagnie à numéro dont le président est Antonio Merulla, également de Dorval.

Le promoteur se propose d’y ériger un édifice de six étages comportant 51 logements et trois locaux commerciaux au rez-de-chaussée. Le bâtiment fera 19 m de hauteur, soit quatre mètres de plus que la hauteur maximum autorisée dans cette zone du centre-ville. Le promoteur pourra éviter la procédure de modification du règlement de zonage – et le risque de blocage qu’elle comporte – car le conseil municipal, à sa séance du 20 juin, lui a accordé une « dérogation mineure » concernant ces quatre mètres excédentaires. Le comité consultatif d’urbanisme a notamment considéré le fait que le sixième étage ne couvrirait qu’une partie de la superficie de l’édifice. Il n’existe aucun moyen procédural de s’opposer à cette permission spéciale qui est donnée en vertu du règlement sur les dérogations mineures. Cependant, les citoyens qui voulaient s’exprimer sur cette dérogation ont eu l’occasion de le faire au cours de la séance du conseil du 1er août, mais personne ne s’est manifesté.

Bien qu’aucun des édifices qui entourent le Marché public n’excède quatre étages de haut, M. Grisé ne croit pas que la structure de six étages proposée jurera dans le décor. « À qui ça pourrait nuire? Je m’interroge. Si c’est le prix à payer pour avoir autre chose qu’un terrain vacant, si c’est le prix à payer pour avoir un environnement acceptable et viable, c’est raisonnable à mon point de vue. »

Il signale qu’il existe, dans le secteur, un autre édifice qui domine les autres par sa hauteur, et c’est celui de la firme Humania Assurance, de la rue Girouard Ouest. Celui-là a aussi fait l’objet de dérogations mineures ces dernières années, avant des travaux sur le toit. En juin 2015, la Ville a autorisé l’entreprise à porter la hauteur de son édifice à 23,5 m, alors que le règlement de zonage fixe à 21 m la hauteur maximum dans cette zone.

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