27 juin 2013
Explosion dans une usine de feu d'artifice
Une catastrophe qui en rappelle une autre
Par: Maxime Prévost Durand
Yanick Roy, président et directeur général de Royal Pyrotechnie à Saint-Pie.

Yanick Roy, président et directeur général de Royal Pyrotechnie à Saint-Pie.

« J’ai le frisson présentement. Je me suis tout de suite rappelé l’accident qui nous avait frappés (il y a 14 ans) », a commenté Yanick Roy, président et directeur général de Royal Pyrotechnie à Saint-Pie, alors que venait tout juste de se produire la tragédie qui a fait deux morts dans l’explosion d’une usine de feux d’artifice à Coteau-du-Lac la semaine dernière.

Les images de l’explosion lui ont ramené à l’esprit les souvenirs douloureux de l’accident survenu en 1999 chez Royal Pyrotechnie, évoluant à cette époque sous le nom Feux d’artifice Royal. Un homme y avait perdu la vie.

« Ça nous remet des images en tête, on visualise ce qui est en train de se produire. Ça donne le frisson. On ne souhaite jamais ça. C’est l’industrie en entier qui est affectée présentement », poursuit-il.La compagnie BEM Feux d’artifices, de Coteau-du-Lac, est née pratiquement au même moment que l’entreprise de Saint-Pie. Les deux se connaissent très bien. « Ce sont des gens que l’on côtoie fréquemment lors de divers rassemblements ou rencontres du milieu. Je les connais très bien. C’est une catastrophe ce qui se produit. »Un premier bâtiment a été complètement détruit sous la force de l’explosion, tandis que l’incendie s’est propagé à un second entrepôt, tenant en haleine plus de 150 pompiers. Deux femmes ont péri dans l’accident.Cette explosion est survenue lors de la période la plus achalandée de l’année, à l’aube de la fête de la Saint-Jean-Baptiste. « Durant cette période, notre chiffre d’affaires connait une hausse de 50 %. C’est la plus forte saison de l’année », ajoute M. Roy.Une semaine plus tard, plusieurs questions demeurent toujours sans réponse, notamment quant à la cause de l’incendie. « Ce qui me tracasse présentement, c’est qu’on ne connait pas encore la cause. Est-ce un problème électrique? Une erreur de manipulation? On va attendre de voir le rapport qui sera rendu. S’il détermine que des mesures de sécurité supplémentaires doivent être prises dans l’industrie, soyez assuré qu’elles seront instaurées chez nous », affirme M. Roy en entrevue téléphonique. D’ailleurs, à la suite de l’accident survenu chez nous en 1999, nous avions apporté des modifications à nos mesures de sécurité. Toutes les mesures sont prises afin d’assurer la sécurité de tous », conclut-il.Royal Pyrotechnie ne fabrique pas les feux d’artifice, mais assure la distribution des produits entreposés chez eux. L’entreprise existe depuis 1967. Jean-Pierre Roy, père de l’actuel président, en est le fondateur.

image