9 avril 2015
Fin des abrasifs dans les rues résidentielles
Une dame chute et se fracture le pied
Par: Jennifer Blanchette
Johanne Jalbert soutient que sa fracture au pied droit est liée à la nouvelle politique de déneigement de la Ville de Saint-Hyacinthe, soit la fin de l’épandage d’abrasifs dans les rues résidentielles.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Johanne Jalbert soutient que sa fracture au pied droit est liée à la nouvelle politique de déneigement de la Ville de Saint-Hyacinthe, soit la fin de l’épandage d’abrasifs dans les rues résidentielles. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le virage vert entrepris par la Ville de Saint-Hyacinthe au niveau de sa ­politique de déneigement aura fait au moins une victime cet hiver.

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Au début de la saison hivernale, les ­autorités municipales ont annoncé la fin de l’épandage d’abrasifs dans les rues ­résidentielles et la Maskoutaine Johanne Jalbert impute la fracture de son pied droit à ce changement de pratique.

La chute de Mme Jalbert est survenue le 1er janvier à l’intersection des rues Drouin et Johnson Est alors qu’elle rejoignait sa voiture. « Je marchais dans la rue et les deux pieds me sont partis, car c’était très glissant. J’ai atterri sur la fesse droite et après être allée à la clinique, le médecin m’a annoncé que j’avais une fracture du pied droit avec une entorse de grade 2. Il y a clairement un lien à faire avec l’arrêt de l’utilisation d’abrasifs par la Ville », ­affirme-t-elle. S’estimant victime de la glace, Mme Jalbert a d’ailleurs contacté LE COURRIER après que son père lui ait montré l’article de l’édition du 19 février qui indiquait que la fin du « déglaçage des rues à ­caractère résidentiel n’[avait] pas ­provoqué de catastrophe dans son réseau routier cet hiver ».« Concernant le virage vert de la Ville, je crois qu’entre ne pas mettre d’abrasifs du tout et trop en mettre, il y a un juste ­milieu. Je ne suis pas une personne âgée et je trouvais cela dangereux. Nous payons des taxes alors je crois que nous pourrions avoir davantage de services », juge Johanne Jalbert. Elle n’a toutefois pas l’intention d’entamer des procédures judiciaires contre la Ville de Saint-Hyacinthe.

« Je marchais dans la rue et les deux pieds me sont partis, car c’était très glissant. J’ai atterri sur la fesse droite et après être allée à la clinique, le médecin m’a annoncé que j’avais une fracture du pied droit avec une entorse de grade 2. Il y a clairement un lien à faire avec l’arrêt de l’utilisation d’abrasifs par la Ville », ­affirme-t-elle.

S’estimant victime de la glace, Mme Jalbert a d’ailleurs contacté LE COURRIER après que son père lui ait montré l’article de l’édition du 19 février qui indiquait que la fin du « déglaçage des rues à ­caractère résidentiel n’[avait] pas ­provoqué de catastrophe dans son réseau routier cet hiver ».

« Concernant le virage vert de la Ville, je crois qu’entre ne pas mettre d’abrasifs du tout et trop en mettre, il y a un juste ­milieu. Je ne suis pas une personne âgée et je trouvais cela dangereux. Nous payons des taxes alors je crois que nous pourrions avoir davantage de services », juge Johanne Jalbert.

Elle n’a toutefois pas l’intention d’entamer des procédures judiciaires contre la Ville de Saint-Hyacinthe.

Arrêt de travail

En raison de son accident, Johanne ­Jalbert a été en arrêt de travail durant deux mois, de janvier à mars.

Au cours de cette période, celle qui travaille pour le Centre de santé et de ­services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY), a d’abord dû se déplacer en béquilles avant qu’un orthopédiste ­suggère la pose d’une botte amovible.

Johanne Jalbert ne croit pas être la seule à avoir subi les conséquences du virage vert de Saint-Hyacinthe en matière de ­déneigement.

« Lorsque je suis retournée porter la botte au centre de physiothérapie, la dame à la réception m’a dit que selon le nombre de prêts et de retours ­d’équipements cet hiver , il y avait eu une augmentation du nombre de ­fractures et d’accidents d’auto », se ­remémore-t-elle.

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