22 novembre 2012
Alouettes de Montréal
Une défaite « difficile à accepter »
Par: Maxime Prévost Durand
« On n'aurait pas dû se rendre jusqu'à un jeu où tout se décidait sur une seule passe en fin de match », commente le numéro 58 des Alouettes de Montréal, Luc Brodeur-Jourdain.

« On n'aurait pas dû se rendre jusqu'à un jeu où tout se décidait sur une seule passe en fin de match », commente le numéro 58 des Alouettes de Montréal, Luc Brodeur-Jourdain.

Luc Brodeur-Jourdain n’aura pas la chance de participer de nouveau au match de la Coupe Grey, du moins pas cette année. Les Alouettes de Montréal se sont inclinés en finale de l’Est contre les Argonauts de Toronto par la marque de 27-20.

Le jeu qui a retenu l’attention des 50 000 spectateurs présents au Stade olympique est sans doute la passe que Brian Bratton n’a pas été en mesure de capter dans la zone des buts avec peu de temps à faire au cadran.

Le Maskoutain vient toutefois à la défense de son coéquipier. « En première demie, on a évité les revirements et on en a créés pour prendre les devants. En deuxième demie, on a été victimes de trop de revirements, on n’aurait pas dû se rendre jusqu’à un jeu où tout se décidait sur une seule passe en fin de match. »« On peut seulement vivre avec nos regrets maintenant. C’est une défaite difficile à accepter. On n’a pas connu notre meilleur match, on n’a pas joué notre meilleur football », analyse Brodeur-Jourdain. La défaite fait d’autant plus mal puisque le gagnant remportait son billet pour un match historique, la 100e finale de la Coupe Grey. « C’est sûr qu’elle a une valeur particulière, Anthony [Calvillo] revenait un peu pour ça aussi. On peut se vanter d’avoir remporté la Coupe Grey lorsqu’elle a eu cent ans (en 2009), mais on n’aura pas la chance de mettre la main sur la 100e édition. »C’est toutefois sans penser à cet aspect de la rencontre, à cet enjeu historique, qu’il s’est entraîné en préparation à l’affrontement a-t-il confié en entrevue au COURRIER. « Je ne pensais même pas à la Coupe Grey, mes proches ne m’en parlaient pas non plus. Je ne me lance pas dans des projections, je me concentre sur l’adversaire avant tout. »

Bilan de fin de saison

Le début de la saison a été en dents de scie pour les Alouettes et pour leur ligne défensive qui a dû composer avec l’arrivée d’un nouvel instructeur de la ligne offensive, Pat Meyer. Mais la transition s’est bien faite et l’adaptation a suivi.

« On a beaucoup progressé tout au long de la saison et j’en suis fier. Anthony n’est pas le quart qui se déplace le plus alors le travail de la ligne offensive est très important. Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de lignes à l’attaque qui auraient pu bloquer autant la défensive contre laquelle elle travaille. On a eu des matchs où les adversaires se rendaient au quart à peine deux fois dans le match sur plus d’une cinquantaine de jeux », raconte Brodeur-Jourdain avec fierté.Même s’il n’aura pas la chance d’aspirer aux grands honneurs cette année, le joueur de 29 ans a connu une saison exceptionnelle. « On avait une bonne gang cette année. Cette saison-ci a été celle où j’ai eu le plus de plaisir », conclut-il.

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