6 septembre 2012
Une direction à deux têtes
Par: Le Courrier
France Guilmain, directrice générale et artistique au Centre des arts Juliette-Lassonde, aux côtés de Pierre Solis, président du conseil d'administration du Centre des arts.

France Guilmain, directrice générale et artistique au Centre des arts Juliette-Lassonde, aux côtés de Pierre Solis, président du conseil d'administration du Centre des arts.

Celle qui dirige le Centre des arts Juliette-Lassonde tant à la direction générale qu’artistique depuis son inauguration en 2006, France Guilmain, laissera ses fonctions de directrice générale pour se consacrer exclusivement à la direction artistique, a appris LE COURRIER.

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« Je rumine ça depuis quelque temps, confirme-t-elle. Lorsque nous avons ouvert nos portes, j’étais consciente que je ne ferais pas 20 ans à la direction générale. Maintenant, le positionnement de la salle est fait. Je pense que nous avons atteint nos objectifs. J’ai encore la passion, mais je veux avoir plus de temps pour moi. Cela devenait pour moi une priorité. »

Selon Mme Guilmain, la tâche de directrice artistique est de plus en plus prenante en raison des représentations nombreuses et des périodes d’achat et de négociations qui surviennent à tous les moments de l’année. Informé depuis un moment, le président du conseil d’administration du Centre des arts Juliette-Lassonde croit que ce changement au sein de la direction peut être bénéfique. « L’entreprise grossit et comme nous avons acquis beaucoup d’expérience depuis le début, je pense que cela peut être fort positif. S’occuper de toute l’administration devient exigeant et le fait de se diriger vers une codirection va nous aider à être plus efficace », juge Pierre Solis.Comme il s’agira d’une future codirection, un poste supplémentaire sera ouvert, mais l’impact devrait être minime sur le budget d’opération. Mme Guilmain s’attend à ce que ce poste soit grandement convoité. « Je m’attends à être bombardée d’appels. Sur 150 diffuseurs au Québec, nous sommes parmi les 10 diffuseurs les plus importants. Il faut quelqu’un d’expérience qui connaît le milieu artistique. »Dans le meilleur des mondes, M. Solis aimerait accueillir le nouveau directeur général d’ici la fin de l’automne.

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