4 octobre 2012
Succession de Julie Croteau
Une entente à l’amiable met fin aux procédures
Par: Maxime Prévost Durand

Pratiquement sept ans après le drame, Ghislain Dion, meurtrier de Julie Croteau, et la famille de la victime ont réussi à s’entendre sur les termes d’une entente à l’amiable, mardi matin, concernant l’héritage de Julie Croteau.

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Cette entente est survenue quelques heures à peine avant le début des procédures prévues la journée même au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

En refusant d’entendre l’appel de Ghislain Dion, reconnu coupable du meurtre de son épouse, la Cour suprême du Canada confirmait du même coup, en février 2011, le statut d’héritier indigne de Dion, mentionne Me Philippe Laverdière du cabinet Sylvestre et associés et avocat de la famille Croteau.Selon le Code civil du Québec, un meurtrier ne peut être reconnu héritier légitime de sa victime et prétendre à ses biens et à ses avoirs. Il devenait donc pratiquement assuré que la famille de Julie Croteau allait obtenir gain de cause.« On a réglé ce matin à la dernière minute en présence des deux parties, a confié Me Laverdière. La famille peut maintenant tourner la page. »On se rappellera que les proches de Mme Croteau avaient déposé une requête en Cour supérieure au printemps 2008 afin de faire annuler un acte de transmission rendant Ghislain Dion seul propriétaire de la maison qu’il partageait avec sa conjointe.La famille comptait aussi récupérer tous les biens et les sommes reçus par Ghislain Dion à titre de légataire universel au lendemain du décès de sa conjointe, peu de temps avant son arrestation. Cette procédure empêchait entre autres la vente des actifs, dont la maison du couple à Saint-Liboire. L’entente conclue cette semaine met fin à cette saga judiciaire. Les modalités du règlement font l’objet d’une clause de confidentialité.En décembre 2007, Ghislain Dion a été trouvé coupable du meurtre sordide de sa conjointe et condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 25 ans. En octobre 2005, la femme de 32 ans avait été retrouvée sans vie dans le coffre de sa voiture abandonnée dans le stationnement d’un commerce de Saint-Hyacinthe.

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