26 janvier 2017
Premier album de Harfang
Une envolée d’émotions
Par: Olivier Dénommée
Une envolée d’émotions

Une envolée d’émotions

L’album Laugh Away the Sun, en vente depuis le 20 janvier, présente une étrange dualité avec, d’un côté, une musique introspective avec plusieurs arrangements entraînants, et de l’autre, des sujets personnels et plus lourds. Chose certaine, cet album ne devrait laisser personne indifférent. La pochette d’album est signée Jean-Christophe Deshaies.

L’album Laugh Away the Sun, en vente depuis le 20 janvier, présente une étrange dualité avec, d’un côté, une musique introspective avec plusieurs arrangements entraînants, et de l’autre, des sujets personnels et plus lourds. Chose certaine, cet album ne devrait laisser personne indifférent. La pochette d’album est signée Jean-Christophe Deshaies.

Saint-Hyacinthe avait eu droit à un premier contact avec le quintette indie-folk Harfang en 2015, lors d’un passage au Zaricot. Le groupe de Québec s’avouait à l’époque prêt à produire un premier album complet, après deux EP (mini-albums) qui ont retenu l’attention. C’est maintenant que cela se concrétise : l’album Laugh Away the Sun est paru sur toutes les plateformes numériques vendredi dernier.

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Pour l’occasion, LE COURRIER a parlé au bassiste Alexis Taillon-Pellerin, qui souligne que le son de Harfang a évolué depuis le EP Flood.« Nous avons tenté une approche esthétique différente à la réalisation, ajoutant plus d’éléments numériques qu’avant. Notre son rompt un peu plus avec nos racines folk sur certaines chansons, comme “Kneel” et “Pleasure”, où on affirme nos influences plus électro », explique le bassiste. Selon lui, c’est en fait le mood du moment qui décidait de la direction de chaque chanson. Ainsi, l’album contient encore beaucoup de morceaux aux tendances folk, voire rock, mais aussi des chansons plus lentes, presque lourdes par moments. « Ça, c’est plus à la fin, avec l’angoisse qui montait, que ces chansons ont pris cette forme », ajoute-t-il.

Influences multiples

Dans les premiers enregistrements du groupe, le chanteur Samuel Wagner s’est souvent fait comparer à Patrick Watson ou à Thom Yorke (Radiohead). « Avec le nouvel album, on nous a dit que ça faisait penser à du Coldplay », d’après le bassiste. Mais au-delà des nombreuses influences, Harfang a développé son propre son. « On a travaillé chaque chanson, chaque section, chaque instrument pour aller chercher l’émotion, le petit frisson. » Alexis Taillon-Pellerin ajoute que les thèmes se voulaient plus émotifs aussi, mentionnantles « démons intérieurs » des membres du groupe, qui ont produit des chansons plus personnelles. C’est un peu de cette façon que le titre, Laugh Away the Sun, s’est imposé de lui-même en fin de processus. 

Passages obligés

Pour Harfang, la sortie d’un premier long jeu n’est jamais anodine. « Ça veut dire qu’on démarre quelque chose, qu’on fait un pas en avant », estime celui qui précise que des copies physiques de Laugh Away the Sun existeront, mais seront surtout distribuées de façon indépendante et en spectacle. « On croit encore à la copie physique, mais en 2017 on sait que ce n’est plus le format de prédilection. »

Autre passage obligé, selon Alexis Taillon-Pellerin : « C’était important d’avoir une date au Zaricot pour nous. C’est un beau bar avec des gens impliqués. Personne au Québec ne devrait faire de tournées sans essayer d’y aller au moins une fois! »

C’est d’ailleurs le dimanche 5 mars que Harfang s’y présentera, en plateau double avec De la Reine, autre formation de Québec. « Le groupe fait de la musique atmosphérique comme nous, mais avec un son plus trip hop que folk », commente le bassiste de Harfang, assurant du même souffle que le spectacle sera un peu plus énergique que sur l’album. « Ce sera une soirée de découvertes qui ne demandera pas trop d’efforts : notre son est assez accessible pour les néophytes, mais aussi assez travaillé pour plaire aux mélomanes », conclut-il. Le premier spectacle est prévu à 20 h. 

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