20 octobre 2011
De retour d'une semaine de boxe en Pologne
Une expérience enrichissante pour Pascal Dion
Par: Maxime Desroches
De retour d'un séjour en Pologne et en Lithuanie, Pascal Dion se prépare en vue des qualifications au championnat canadien junior.

De retour d'un séjour en Pologne et en Lithuanie, Pascal Dion se prépare en vue des qualifications au championnat canadien junior.

Avec une quarantaine de combats amateurs disputés en sol québécois à son actif, le Maskoutain Pascal Dion ne demandait qu’à relever de nouveaux défis. C’est dans cette optique que le boxeur de 16 ans n’a pas hésité une seconde lorsque s’est présentée, fin septembre, l’opportunité de boxer en Pologne et en Lithuanie dans le cadre d’un échange entre les trois pays.

Le médaillé d’argent des derniers Jeux d’hiver du Canada et détenteur d’un titre de champion des Gants dorés a été choisi par l’équipe canadienne de boxe olympique pour vivre cette expérience sportive hors de l’ordinaire.

« En plus de voyager, il a aussi vécu une belle semaine au plan sportif. Le style que préconisent les boxeurs polonais et lithuanais est différent du nôtre. C’est une expérience positive à ajouter à son bagage », affirme son entraîneur Marc Seyer du Club de boxe de Saint-Hyacinthe. « J’ai affronté deux boxeurs talentueux là-bas. C’était probablement le plus haut calibre que j’ai eu à affronter jusqu’ici. Pour la confiance, c’est un plus d’avoir gagné mes deux combats (il a vaincu un Polonais par verdict unanime des juges lors de son premier duel et un Lithuanais par décision partagée lors de son second). »

20 livres de plus en peu de temps

Dion, qui a ajouté une vingtaine de livres à sa charpente depuis les Jeux d’hiver, est monté dans l’arène chez les 141 lbs lors de cette rencontre internationale.

« On savait bien que c’était seulement une question de temps avant qu’il prenne de la masse. Pascal vient d’atteindre 16 ans, et à la base c’est un garçon trapu avec de gros os. C’était aussi une tactique de notre part, parce qu’on sait que les chances de victoire au championnat canadien junior sont plus grandes pour lui chez les 141 lbs que chez les 132 lbs. »Justement, avec une place au sein de la sélection olympique nationale à l’enjeu, le jeune pugiliste consacre présentement ses énergies à sa préparation en vue de ce tournoi, dont les qualifications se dérouleront à Lévis, en novembre. Les finales, quant à elles, seront disputées, tout comme l’an dernier, à l’Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe, du 28 février au 4 mars.« Tout ce que je souhaite, c’est qu’il ne prenne rien pour acquis. Il est encore jeune pour boxer chez les juniors, à seulement 16 ans. Pascal a le talent qu’il faut, mais il va affronter des gars de 18 ans », ajoute Seyer au sujet de son jeune poulain.Grâce à son triomphe aux Gants dorés 2011, Pascal se retrouve toutefois dans le siège conducteur. Il pourra se mesurer à l’adversaire de son choix parmi les cinq autres compétiteurs en lice.

Gadbois sur le qui-vive

Un autre boxeur du Club de Saint-Hyacinthe, Michael Gadbois (4-0, 1 K.O.), s’attend lui aussi à monter dans l’arène dans les prochaines semaines, même s’il demeure dans l’attente d’un prochain adversaire.

Le pugliste gaucher de 24 ans, qui a fait le saut chez les professionnels dans la dernière année, garde la forme en agissant à titre de partenaire d’entraînement à Sébastien Gauthier, qui livrera un combat à l’ancien champion du monde Steve Molitor, le 5 novembre, en sous-carte du duel entre Lucian Bute et Glen Johnson.« J’ai le pressentiment que je serai actif d’ici Noël. Il n’y a rien de concret encore, mais je serai prêt à monter dans le ring s’il manque un boxeur pour un combat de soutien, que ce soit pour un gala de GYM ou d’Interbox. Entre temps, ma préparatrice physique Geneviève Gosselin travaille fort avec moi pour que je sois au sommet de ma forme », raconte Gadbois.« Ça prend juste une blessure ou une annulation de dernière minute pour que Michaël ait sa chance. Il a toutes les raisons d’espérer. On croit qu’Interbox et GYM se tourneraient vers lui s’il y a une ouverture », indique Seyer.

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