10 septembre 2015
Simulation d’un accident ferroviaire
Une expérience pour tester les réflexes
Par: Maxime Prévost Durand
La simulation a mobilisé 35 pompiers du Service de sécurité incendie de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La simulation a mobilisé 35 pompiers du Service de sécurité incendie de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le maire Claude Corbeil s’est rendu sur place pour être témoin du déploiement des mesures d’urgence du Plan municipal de sécurité civile. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le maire Claude Corbeil s’est rendu sur place pour être témoin du déploiement des mesures d’urgence du Plan municipal de sécurité civile. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Pompiers, ambulanciers et policiers ont été mis à contribution à l’occasion d’une simulation visant à tester le Plan municipal de sécurité civile, le 3 septembre. Un accident ferroviaire fictif impliquant des matières dangereuses, c’est le défi auquel les différents intervenants ont dû faire face.

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On prétextait une collision entre deux wagons, l’un contenant du propane et l’autre contenant de l’éthanol, chez Transbordement Saint-Hyacinthe, sur l’avenue Pion. À cet endroit, on alimente la voie ferrée pour Sonic, une filiale de la Coop fédérée.

Tout au long de la pratique, celui qui a concocté le scénario de la simulation, François St-Roch, chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Saint-­Hyacinthe, s’est amusé à ajouter des facteurs de difficulté afin d’observer la réaction des intervenants sur le terrain.

Selon le scénario, le déversement de matières dangereuses a forcé les ­autorités à évacuer 29 entreprises et 900 employés, dont une trentaine étaient blessés et cinq étaient morts.

En plus des services d’urgence, ceux des travaux publics, du génie, des ressources humaines, des communications et le ­service juridique de la Ville ont été mis à contribution durant cette mise en scène réaliste.

« Déjà, c’est très positif comme bilan, a indiqué au terme de la simulation le ­directeur du Service de sécurité incendie de Saint-Hyacinthe, Daniel Dubois. Si on regarde l’évolution entre l’expérience de l’an dernier – une simulation de fuite d’ammoniac chez Saputo – et celle que l’on a vécue aujourd’hui (jeudi), on est à quelques lieux. L’équipe de coordination était plus aguerrie et la fluidité du partage de l’information et de la coordination ont été améliorées. Nos objectifs ont été ­atteints. »

Le coordonnateur du Centre de coordination municipale d’urgence (CCMU), le DG de la Ville de Saint-Hyacinthe Louis Bilodeau, s’est montré tout aussi satisfait de l’exercice, même s’il a relevé certains points à peaufiner. « L’objectif était de tester nos réflexes. […] On a déjà ciblé des points à améliorer, notamment au niveau de la mobilisation », a-t-il fait savoir en conférence de presse.

Agir rapidement

Le service ambulancier de la région ­maskoutaine, Dessercom, a dû agir rapidement lorsqu’il a constaté, au moment de l’appel d’urgence, qu’il n’y avait plus de véhicules d’urgence disponibles dans l’immédiat à Saint-Hyacinthe. « On a déjà prévu un plan de contingence avec la ­centrale et on a fait venir d’autres ­ressources fictives de Sorel, Beloeil et Granby », a indiqué Patric Samson, ­superviseur chez Dessercom.

L’exercice de simulation permettait ­justement de tester la réaction des ­différents services dans leur quotidien en cas de catastrophe sur le territoire ­maskoutain. « La simulation montre à quel point il est important d’être bien ­préparé pour intervenir en cas de ­sinistres majeurs », a soutenu le maire de Saint-Hyacinthe Claude Corbeil en point de presse. Il s’est lui-même rendu sur place dans le cadre de l’exercice.

« Nous tenions à tester un déraillement de train puisqu’il s’agit du genre ­d’accident auquel la ville se sent particulièrement interpellée », a-t-il poursuivi.

Lors de la simulation, des équipes ­d’intervention en matières dangereuses du Service de sécurité incendie de Beloeil ont été mises à contribution. « Afin ­d’optimiser nos ressources, on a depuis quelques mois un partenariat qui s’est ­développé au niveau des équipes d’intervention en matières ­dangereuses avec ­Beloeil, Drummondville et Sorel, a fait ­savoir Daniel Dubois. On veut travailler de plus en plus ensemble pour uniformiser nos tactiques d’intervention. »

Sur place, une équipe d’Exo Tactik, qui offre un service de support aérien spécialisé en sécurité civile, a testé un système de drone qui a permis au Centre de ­coordination ­municipale d’urgence de suivre à distance, via des images transmises en direct, les ­opérations.

Au terme de la simulation, le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, a rappelé qu’il était « nécessaire de faire cet exercice à une ­fréquence rapprochée pour être certain d’avoir les bons réflexes et d’être prêt ­advenant une catastrophe qu’on ne ­souhaite pas. »

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