5 mars 2020
Dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle
Une exposition pour « apprendre à se connaître »
Par: Maxime Prévost Durand

Des usagers du Centre Louise-Bibeau, une ressource travaillant auprès de personnes vivant avec une déficience intellectuelle, ont créé des toiles en vue de l’exposition « Apprendre à se connaître ». Photo gracieuseté

On dit souvent de l’art qu’il est rassembleur. En ce sens, différentes ressources de la région se sont mobilisées en vue de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle pour présenter l’exposition « Apprendre à se connaître », où le public sera invité à venir admirer des toiles créées par des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

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Cette exposition se tiendra le samedi 14 mars, de 10 h à 12 h, aux Loisirs Christ-Roi, au centre-ville de Saint-Hyacinthe. L’activité sera présentée sous la présidence d’honneur de Bernard Dubuc Lapierre, un Maskoutain bien impliqué dans le milieu et qui est lui-même passionné par l’art.

Un comité spécial issu d’une concertation locale d’organismes œuvrant auprès des personnes vivant avec des différences de capacité, dont la déficience intellectuelle, a tenu à créer ce rendez-vous afin de défaire les idées préconçues, valoriser leur rôle social et créer une société plus inclusive et sensible à cette réalité encore bien taboue aujourd’hui. Ce comité regroupe le Centre Louise-Bibeau, le Parrainage civique des MRC d’Acton et des Maskoutains ainsi que l’Association des parents d’enfants handicapés Richelieu-Val-Maska.

« On le fait pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle qui se font encore regarder de travers quand ils vont au centre commercial, même si on est en 2020, mentionne Carole Dubuc, directrice générale du Centre Louise-Bibeau. C’est notre devoir comme organisme de les représenter. »

Au total, entre 12 et 15 participants, qui sont des usagers du Centre Louise-Bibeau, ont créé des toiles en vue de l’exposition « Apprendre à se connaître ». À côté de chaque œuvre, une fiche présentera son créateur, ce qui permettra aux visiteurs d’en apprendre un peu plus sur ses intérêts.

Chaque participant a profité d’un accompagnement individuel dans sa démarche, où on lui proposait différentes techniques de création. « On les a guidés et ce sont eux qui ont fait leurs choix. Ceux qui ont plus de motricité, on les laissait aller carrément, puis ceux qui ont des limitations motrices nous disaient où ils voulaient leur couleur », souligne Mme Dubuc.

Avec la réaction de ceux qui ont déjà réalisé leur toile, elle constate à quel point l’art leur a procuré des étincelles dans les yeux. « L’art en général leur plaît bien. La musique et la peinture sont des choses qu’ils aiment. Ça les rend fiers de voir le résultat de leur travail et ils sont heureux qu’on leur donne de l’attention, qu’on passe du temps avec eux. »

Cette exposition est la première activité du domaine artistique à être réalisée par ces organismes maskoutains dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle.

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