19 septembre 2019
Haltérophilie
Une flamme toujours bien allumée
Par: Maxime Prévost Durand

Les haltérophiles France Brouillard, Michel Piétracupa, Karine Brouillard et Claude Caouette (en mortaise), du club La Machine Rouge, ont participé au plus récent Championnat du monde maîtres disputé à Montréal. Photo François Larivière | Le Courrier © et Photo gracieuseté

Ce n’est pas parce qu’on atteint un certain âge qu’on ne peut plus faire de grandes choses. Parlez-en à France Brouillard, Claude Caouette, Michel Piétracupa et Karine Brouillard, du club La Machine Rouge, qui ont participé en août au Championnat du monde maîtres d’haltérophilie, disputé à Montréal.

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Pour trois d’entre eux – tous à l’exception de Michel Piétracupa, dont c’était la première participation – il s’agissait d’une deuxième présence à ce grand rendez-vous, et ce, en autant d’années, après leur participation à l’épreuve en Espagne en 2018.

Michel Piétracupa et Claude Caouette, qui ont tous deux représenté le Canada aux Jeux olympiques en plus d’être maintes fois sacrés champions canadiens au cours de leur carrière d’athlète, ont obtenu les meilleurs résultats du quatuor à Montréal en montant sur le podium dans leur catégorie respective.

M. Piétracupa a raflé la 2e place chez les hommes de 60 ans (73 kg), puis M. Caouette a terminé en 3e place chez les hommes de 45 ans (81 kg), remportant par la même occasion une deuxième médaille de bronze consécutive après celle acquise en Espagne l’an dernier. Ce dernier a connu une compétition de rêve, surpassant de plus de 20 kg sa meilleure barre réalisée à l’épaulé-jeté à l’entraînement dans les derniers mois.

Du côté féminin, France Brouillard a livré une performance qui lui a permis de prendre le 9e rang chez les 45 ans (59 kg), tandis que Karine Brouillard, médaillée de bronze en 2018, n’a pas pu compléter l’épreuve chez les 40 ans (87 kg et plus). Une blessure à un genou qu’elle traîne depuis le printemps l’a incommodée au point où elle a enregistré zéro à ses trois essais à l’arraché, suscitant une vive déception chez elle.

Une longue histoire d’amour

Chacun de ces quatre athlètes, les seuls de La Machine Rouge à faire des compétitions maîtres, a une longue histoire d’amour avec l’haltérophilie. Leur feuille de route respective est d’ailleurs bien garnie en compétitions de haut niveau, que ce soit à l’époque où ils évoluaient chez les juniors ou les seniors, tant sur la scène provinciale, nationale et même internationale. Et ces opportunités de rivaliser encore des années après leurs débuts garde cette flamme bien en vie.

« C’est certain que la réalité est différente maintenant parce qu’on travaille tous et on s’occupe d’autres athlètes du club, mentionne France Brouillard, qui est entraîneuse au sein de La Machine Rouge en compagnie de Claude Caouette et Michel Piétracupa. Il ne reste pas tant de temps pour notre propre entraînement, mais on réussit à en trouver un peu. »

En plus d’avoir intégré les compétitions maîtres, Claude Caouette a de son côté continué à participer à certaines épreuves senior, dont le championnat canadien. Il y compte d’ailleurs 27 participations à son actif et souhaite battre le record pour le nombre de présences par un athlète.

Michel Piétracupa, qui a été l’un des tout premiers membres du club maskoutain dans les années 70, voit quant à lui à travers ces compétitions une façon de se motiver à garder la forme.

« Évidemment, le corps ne peut pas supporter ce qu’on faisait à 20-25 ans, dit-il avec le sourire. On s’étire plus qu’avant parce qu’un claquage, ça vient vite à notre âge, mais si on travaille intelligemment, on peut continuer longtemps. »

Fort de son expérience au Championnat du monde maîtres, celui-ci indique d’ailleurs avoir dans sa mire une participation aux Jeux olympiques maîtres à Tokyo en 2021. Il s’envolera justement à San Diego très bientôt pour prendre part à une compétition préparatoire le 3 octobre.

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