8 novembre 2012
Prolongement de la rue Lemire jusqu'à Brouillette
Une jonction que des résidants ont à l’oeil
Par: Le Courrier
On trouve un peu de tout à l'extrémité de la rue Lemire, le long du sentier en terre battue menant à la rue Broulliette et correspondant au tracé de la jonction projetée.

On trouve un peu de tout à l'extrémité de la rue Lemire, le long du sentier en terre battue menant à la rue Broulliette et correspondant au tracé de la jonction projetée.

La Ville de Saint-Hyacinthe réalisera bientôt le prolongement de la rue Lemire jusqu’à la rue Brouillette, dans le district Saint-Joseph, un projet qui était dans ses cartons depuis quelques années et dont le coût est estimé à environ 1 million $.

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L’appel d’offres aux entrepreneurs généraux a été lancé en octobre et la période de présentation des propositions se termine aujourd’hui même, le 8 novembre. L’installation d’une conduite d’aqueduc fait partie des travaux projetés, lesquels devraient commencer dès cet automne.

Bien qu’elle soit courte et plutôt étroite, la rue Lemire n’en constitue pas moins une voie stratégique dans l’organisation de la Ville du fait qu’elle abrite le garage municipal. L’un des dépôts de neige usée de la Ville de Saint-Hyacinthe se trouve aussi à l’extrémité de la rue Lemire.Quant à la rue Brouillette, plus au sud, elle traverse un secteur résidentiel avant d’aboutir à une zone peuplée d’usines – c’est le parc industriel Camille-Mercure -, de même qu’à l’écocentre de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains, situé tout au bout. Longeant une voie ferrée du Canadien Pacifique qui est très peu utilisée, le nouveau bras de rue doit d’ailleurs permettre à la Régie de reloger son écocentre sur un emplacement plus vaste que le site actuel.

Trafic lourd

Comme les rues Lemire et Brouillette débutent à l’avenue Saint-Louis du côté ouest, leur jonction à l’est bouclera la boucle; il deviendra alors possible aux camions et voitures de faire le tour du quartier en entrant par Lemire et en sortant par Brouillette, ou vice versa, à moins que la Ville en décide autrement. Des résidants du secteur de la rue Lemire craignent justement que la Ville, une fois le projet réalisé, force le trafic lourd entrant par Brouillette à retourner à l’avenue Saint-Louis par la rue Lemire.

« Que la rue Lemire soit prolongée jusqu’à Brouillette, on n’a pas de problème avec ça, mais on veut le statu quo sur la libre circulation entre Lemire et Brouillette. On veut que les camions puissent entrer et sortir d’un côté ou de l’autre. Et qu’ils enlèvent aussi le pot de fleurs qu’ils ont installé dans le milieu de la rue Lemire : c’est dangereux », demande André Coderre, un résidant de l’avenue Bergeron. Il a expliqué que les automobilistes qui sortent du stationnement du magasin Maxi du côté de la rue Lemire peuvent difficilement apercevoir les camions-remorque qui contournent la jardinière, de sorte que plusieurs ont pris l’habitude de sortir plus loin, par l’entrée… C’est lui qui, en décembre 2009, s’était présenté devant le conseil municipal pour déposer une pétition signée par 71 citoyens du secteur de la rue Lemire. « Cette rue résidentielle sert déjà pour le commercial dû à une épicerie, à la voirie municipale et à plusieurs autres commerces et industries. Déjà, nous avons de la difficulté à passer, vous imaginez avec des véhicules lourds de 53 pieds », écrivaient alors les pétitionnaires. Afin d’améliorer la situation à long terme, ils suggéraient que le nouveau tronçon de rue soit éventuellement relié au boulevard Laurier Est, qui passe juste au nord de la rue Lemire, avec implantation d’un passage à niveau aux voies ferrées du CN.D’abord inscrit pour 2009 dans le programme triennal d’immobilisations, le projet de la rue Lemire a dû être mis en veilleuse par la suite. La Ville devait d’abord obtenir du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs l’autorisation de réaliser le projet à travers l’emplacement du dépotoir de l’ancienne municipalité de Saint-Joseph, fusionnée à Saint-Hyacinthe au moment du regroupement de 1976. Comme cette autorisation lui a été accordée, la Ville peut procéder aux travaux.Qu’en sera-t-il de la circulation dans le secteur une fois le projet complété? Le conseiller Alain Leclerc, qui siège au comité de circulation, a indiqué que cette question n’avait pas encore été examinée par le comité, mais que pour l’heure, il n’était pas non plus question de diriger le trafic lourd dans une direction particulière. « On n’a pas encore discuté de ça au comité. Le processus va commencer demain soir (mardi) à la rencontre avec les citoyens », a-t-il expliqué lundi lors d’un entretien téléphonique.Les conseillères Sylvie Adam, du district Cascades et Louise Arpin, du district Saint-Joseph et le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, ont donc reçu mardi soir à l’Hôtel de Ville une quinzaine de citoyens du secteur venus leur exposer leur point de vue. « J’ai trouvé la rencontre très positive », a fait savoir André Coderre.

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